Ce n’est pas parce qu’on travaille dans les transports qu’on a envie d’y passer sa vie en allers et retours quotidiens entre son domicile et son lieu de travail… Habituellement, il faut près d’une heure à Olivier et Murielle pour rejoindre le siège de la SNCF à Montparnasse.
Mais aujourd’hui, ils travaillent deux jours par semaine dans la gare de Savigny-sur-Orge, à quelques minutes de leur domicile grâce à une alternative au télétravail : la « bilocalisation ».

Lancée en 2012 par la SNCF sur le réseau Transilien, la bilocalisation permet aux cadres administratifs de travailler dans des locaux partagés dans des gares plus proches de leur domicile.
Grâce à cette opportunité, ces collaborateurs de la SNCF évitent les longues heures dans les transports. C’est Robert Piana qui est à l’origine de ce système grâce à une idée ingénieuse : transformer les milliers de mètre carrés disponibles dans les gares suite aux fermetures des logements, jadis occupés par les cheminots. En valorisant ces espaces, la SNCF donne la possibilité à ses cadres administratifs de se « délocaliser ».
Les employés du siège de la société, situé à Paris-Montparnasse sont les plus concernés par cette nouvelle mesure.

Une alternative au télétravail

La réduction du temps de transports n’est pas le seul avantage de la « bilocalisation », qui améliore grandement la qualité de vie au travail.

« Elle permet, par exemple, d’offrir une alternative au télétravail à des salariés qui envisageraient difficilement de travailler à leur domicile », selon Robert Piana, ancien adjoint au directeur financier de l’entreprise, aujourd’hui directeur de Projet Valorisation des Logements des gares pour « SNCF Transilien.

Chaque espace possède son planning afin de permettre le coworking et d’éviter l’isolement du travail à domicile.

Un retour au ferroviaire

La bilocalisation permet aux cadres de se rapprocher du cœur de métier de l’entreprise et de s’imprégner davantage de la culture ferroviaire. Les personnels issus de services ou de directions différentes sont amenés à échanger davantage dans ces nouveaux bureaux, au centre du terrain.

Les usagers sont gagnants aussi, car les employés concernés par ce dispositif, s’engagent à se mettre à la disposition du personnel de gare si besoin, et ce, peu  importe leur niveau hiérarchique. Ils sont d’ailleurs tous formés à cet effet.

Actuellement déployé dans une dizaine de gares franciliennes, le dispositif va continuer à se développer au gré de réaménagements, notamment en associant à la démarche d’autres entreprises intéressées par le coworking. La  Bretagne vient d’ailleurs de commencer à expérimenter la bilocalisation.

Retrouvez ce nouveau dispositif de télétravail communautaire en images sur la chaîne YouTube du groupe Up.