Ces start-up de l’incubateur ParisTech Entrepreneurs qui boostent leurs technologies grâce aux laboratoires de recherche

 

Paris, le 26 mars 2015 – L’incubateur de référence du numérique en France, ParisTech Entrepreneurs, accueille des start-up pour une période de 18 mois en leur donnant accès à une large palette de services. Les start-up, hébergées dans ses locaux du 14ème arrondissement, ont accès à des ateliers conseils animés par des professionnels hautement qualifiés, à un accompagnement individuel ainsi qu’au réseau de l’incubateur. Celles qui le souhaitent ont, également, un accès privilégié aux laboratoires et chercheurs de Télécom ParisTech et au réseau Mines-Télécom.  Elles peuvent toutefois contracter des partenariats avec des laboratoires externes à l’Institut Mines-Télécom. 

 

Depuis plus de 15 ans, l’incubateur a accompagné près de 350 entreprises sur des problématiques innovantes en lien avec le numérique. Parmi ces entreprises plus de 60% ont déposé des brevets.

 

De la recherche à la spin-off

Belle illustration d’entreprise issue des laboratoires de Télécom ParisTech, Secure-IC incubée en 2009, a déposé  15 brevets.

Cette spin-off développe des technologies de protection de systèmes électroniques embarqués. Grâce à l’effort d’innovation conjoint de scientifiques du domaine reconnus à l’échelle mondiale, Secure-IC se positionne, aujourd’hui, comme un leader d’opinion en cybersécurité. Elle produit des plateformes d’analyse de la vulnérabilité des composants embarqués, ainsi que des technologies de protection de ces mêmes composants face aux attaques les plus avancées ; technologies parmi les meilleures et les plus innovantes du marché. 

 

Des start-up de l’incubateur en lien avec des laboratoires de recherche

Les start-up passées récemment par l’incubateur se sont également tournées vers les laboratoires français, de renommée internationale, pour développer leurs activités : 

  • OwnPage Technology, start-up incubée en 2013, développe une technologie de recommandations d’articles de presse, en collaboration avec le LIP6, laboratoire d’Informatique de l’Université Paris 6. Sa technologie  s’appuie sur l’étude des usages des sites de presse (« qui lit quoi ») et l’étude des contenus des articles. OwnPage recalcule pour chaque lecteur, individuellement, la sélection d’articles non encore lus et les plus susceptibles de l’intéresser.​

 

  • Anatec lauréat du Concours Mondial d’Innovation dans la catégorie big data, est un acteur incontournable de la fintech française. La start-up est spécialisée dans la gestion d’épargne automatisée et la personnalisation du profil de risque, ceci grâce aux mathématiques appliquées, à l’apprentissage statistique et au Big Data. Anatec a construit une technologie d’allocation d’actifs intelligente capable de remplacer intégralement le gérant de fonds, de lire les différentes nouvelles et actualités économiques publiées, de les classer et en tirer de l’information, indiquant ainsi un sentiment sur l’évolution du marché. La start-up travaille principalement avec le laboratoire STA (statistiques et application) de Télécom ParisTech et, notamment, le professeur Eric Moulines, expert en Machine Learning et traitement de données, l’objectif étant d’appliquer ces méthodes innovantes au système financier pour mettre au point une méthodologie d’investissement solide et fiable. L’expertise du laboratoire intervient en ce sens : Faire le pont entre la recherche académique pure de premier plan et une problématique concrète au service des épargnants français.

 

  • Dreamquark développe des technologies de pointe d’analyse de données  et d’apprentissage machine en s’inspirant du deep-learning. La start-up adopte des solutions métiers s’appuyant sur une analyse fine des données pour le secteur de l’assurance et pour les entreprises du secteur de la santé, notamment pour le diagnostic. Elle réalise ses développements en partenariat avec le CERN de Genève et le laboratoire d’un industriel du diagnostic in-vitro à Paris. Ils développent conjointement des technologies de deep learning permettant, notamment, de résoudre les difficultés rencontrées lors du traitement de variables sur l’utilisation de réseaux de neurones.

 

  • STIM conçoit, réalise et diffuse des outils et méthodes pour le management de l’innovation. La start-up transforme la théorie C-K, conçue par le Centre de Gestion Scientifique de l’école des Mines ParisTech, en une famille de méthodologies faciles à utiliser par des managers et à décliner en outils informatiques. Cette théorie C-K a été appliquée à près d’une centaine de cas industriels. Cependant, bien qu’à la pointe de la recherche en management de l’innovation, cette théorie demande à être déclinée en méthodes opérationnelles et industrielles afin d’être diffusée largement dans les entreprises. STIM répond à ce besoin en se positionnant à l’interface de la recherche et de l’industrie. Ce positionnement original permet, pour la première fois dans ce domaine, de développer des méthodes et outils d’innovation à partir d’une théorie unifiée de la conception.

 

 

Pour Stéphan Clémençon, Enseignant-Chercheur à Télécom ParisTech et titulaire de la Chaire Machine Learning for Big Data, « Une des spécificités de Télécom ParisTech est la grande proximité qui existe entre les différentes missions de l’école : la formation, la recherche et l’innovation. Cela permet des échanges très constructifs, des synergies se mettent en place pour permettre aux chercheurs de voir leurs travaux trouver une application via une spin-off, aux entrepreneurs de trouver aide et conseil pour structurer leur activité. Ce partage des savoirs est quelque chose de profondément ancré dans la culture de l’école et le résultat est visible dans le succès des start-up : Safety Line vient par exemple de recevoir un Trophée de l’innovation au salon Big Data. »