Chaque année depuis 2008, Willis Towers Watson interroge un panel de 180 000 salariés de 125 entreprises en France dans le cadre de son étude « Les Français au travail ». Ce sont ainsi 1 million de salariés en France qui ont été interrogés sur la période. Cette étude permet de faire le point sur l’évolution de l’opinion des salariés français sur 8 ans et de mesurer leur relation avec leur entreprise. Les données récoltées ont été corrélées avec un benchmark composé de plus de 1,7 million de salariés interrogés chaque année issus de l’Union européenne. L’étude met ainsi en exergue le fait que les Français restent certes les plus critiques d’Europe mais ils sont de plus en plus positifs sur leur épanouissement personnel et professionnel.

 

Un écart entre France et UE qui se réduit progressivement

Sur 8 ans, Willis Towers Watson a étudié la perception des Français au travail : autonomie, orientation client, efficacité professionnelle, carrière et développement, diversité et RSE, lien avec le manager, engagement, leadership et communication, rémunération globale, objectifs et performance ainsi que la perception de leur propre travail.

Première constatation, les Français restent les plus critiques d’Europe : leur  niveau d’engagement (indicateur composite mesurant la relation entre le salarié et son entreprise) est de 71% en 2015 vs 89% en Grèce ou 77% pour le Royaume-Uni. Il s’agit là du taux le plus faible en Europe.

« Culturellement, il n’est pas étonnant de noter un certain écart entre la vision de l’entreprise par les Français et celle des autres salariés de l’UE. Mais ce n’est pas tant cet écart qui nous intéresse que son évolution au fil du temps. En effet, même si les salariés français restent en bas du tableau quant à l’engagement envers leur entreprise, leur perception sur celle-ci et plus spécifiquement leur vision de leur environnement professionnel se rapproche positivement de celle des autres salariés européens.», commente Dimitri Tcherniak, Directeur du Département Enquêtes d’engagement, Willis Towers Watson France.

 

Français au travail

 

 

 

Hormis le suivi annuel de la performance et la rémunération globale, l’écart France-UE est resté stable ou s’est sensiblement réduit sur tous les sujets, et plus particulièrement sur deux thèmes qui impactent l’évolution professionnelle du salarié : l’autonomie (+4 points) et la carrière & développement (+3 points). Sur un thème lié au fonctionnement de l’entreprise, l’efficacité opérationnelle, l’écart, qui était de -13 points en 2008, se réduit à -7 en 2014.

 

« Les entreprises françaises ont gagné en efficacité notamment grâce à un processus de décision allégé, plus près du terrain, ce qui contribue à réduire la bureaucratie, contrairement à l’UE qui perd 2 points en efficacité opérationnelle », explique Chloé Karam, consultante senior Département Enquêtes d’engagement Willis Towers Watson France.

Français au travail

L’épanouissement : la quête du Français au travail rendue possible par plus d’autonomie

 

Une tendance de fond à l’optimisme est également révélée par l’étude Willis Towers Watson. En effet, entre 2008 et 2015, l’opinion des Français au travail, y compris celle des managers, s’est améliorée sur l’ensemble des thèmes étudiés.

 

« Que ce soit sur le fonctionnement de l’entreprise ou sur des thèmes plus proches des préoccupations du salarié tels que le lien avec le manager direct, l’autonomie ou encore les évolutions de carrières, la vision des salariés s’est nettement améliorée », indique Dimitri Tcherniak.

 

L’étude met également en lumière un retour de la confiance entre les salariés et la direction générale ainsi qu’un regain d’optimisme quant à l’avenir. Alors que la tendance était à la baisse depuis 2008/2009, l’année 2015 voit celle-ci s’inverser avec un niveau de confiance à hauteur de 64% et d’optimisme à 35%.

 

« Le renforcement et l’accompagnement des managers de proximité ont été bien accueillis par les salariés. Les managers sont plus à l’écoute et jouent un rôle actif dans le développement des compétences de leurs équipes. Par ailleurs, 80% des personnes interrogées considèrent avoir suffisamment d’autonomie, un sentiment qui permet au salarié français de se sentir plus épanoui dans son cadre professionnel, une quête de plus en plus répandue aujourd’hui.», conclut Chloé Karam.