La philosophie du slow management est de replacer l’humain au centre de la performance de l’entreprise. Cela consiste à ce que le manager aille régulièrement à la rencontre de ses collaborateurs et a pour effet de stimuler l’autonomie des salariés, l’estime de soi et donc développer leurs talents et leurs compétences.

LE SLOW MANAGEMENT, GENERATEUR DE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

Par Mireille Barthod,

Enseignant chercheur à l’INSEEC Business School

 

COMMENT INSTALLER LE SLOW MANAGEMENT AU SEIN DE SON ENTREPRISE

1. SOYEZ A L’ECOUTE DE VOTRE EQUIPE

Il est primordial, dans un premier temps, que le manager de l’entreprise soit le premier impliqué dans la démarche de cette recherche du bien-être au sein de son entreprise. Il communique alors son enthousiasme à ses collègues de travail. Pour cela, il instaure un mode de gouvernance basé sur l’écoute des problèmes concrets en allant à la rencontre des salariés. Il peut alors prendre des mesures d’améliorations pratiques et rapides avec les salariés concernés.

 

2. LAISSEZ VOS SALARIES DEVENIR AUTONOMES

Les salariés se sentent écoutés et acteurs de leur entreprise. Ils deviennent autonomes, développent leurs talents et leurs compétences de manière fluide et naturelle. Un processus de reconnaissance sociale se fait pour eux à ce moment-là. La définition du bien-être au travail se construit peu à peu à partir de ce point.

 

3. STIMULEZ L’ESTIME DE SOI

Le manager et l’employé s’engagent dans une opérationnalisation au quotidien du bien-être au travail. Le sentiment de bien-être génère la créativité et l’ouverture d’esprit et alors une meilleure estime de soi. Une prise de confiance en soi se développe chez les salariés et les amène naturellement à un travail plus efficace et donc à de meilleurs résultats pour eux ainsi que pour l’entreprise. Un cercle vertueux de réussite s’instaure et se reflète à la fois, sur sa vie professionnelle et sur sa vie privée.

 

4. AUTORISEZ VOS SALARIES A PRENDRE DES DECISIONS ET RESPONSABILITES

Dès lors où le sentiment de bien-être génère la créativité et l’ouverture d’esprit, de nouvelles activités peuvent être proposées aux salariés ce qui débouche sur l’autorisation, par le manager, à ce que le salarié devienne plus responsable et donc prenne des décisions. Leur rencontres régulières permettent aux salariés de donner leur avis  et argumenter leurs décisions en fonctions d’éventuels soucis rencontrés.

 

5. SURVEILLEZ L’INDICATEUR DE BONHEUR

Une véritable transformation des relations au travail s’opère. Le bonheur au travail est l’indicateur de bien-être au travail. Il concerne plusieurs items comme la qualité du sommeil et de la nutrition, la qualité des relations impersonnelles, l’apprentissage, la créativité, le plaisir au travail et l’autonomie. Les salariés se sentent intégrés dans leur entreprise, écoutés et autonomes d’une part et, d’autre part, les managers sont en phase avec leurs salariés et leurs objectifs professionnels. Une ambiance de bien-être est donc appréciée de tous.

 

A propos de Mireille Barthod

Enseignant chercheur à l’INSEEC Business School, elle a réalisé une thèse sur la qualité du lien et le leadership du manager.  Actuellement, ses thèmes de recherche sont le tourisme durable, l’exigence d’excellence, la santé mentale et le bien – être au travail. Très prochainement, avec Estelle Morin, Mireille Barthod assurera l’animation du CRITEOS d’HEC Montréal qui rassemble les chercheurs du monde entier intéressés par la question de la santé mentale et du bien – être au travail.