Enquête Glassdoor : des processus d’embauche de plus en plus longs et complexes partout en France et dans le monde

Glassdoor Economic Research révèle que la durée des processus d’embauche aux États-Unis, au Canada, dans les principaux pays d’Europe et en Australie a tendance à augmenter en même temps que les recours des employeurs à des méthodes de sélection comme les vérifications des références, les tests de consommation de drogues ou encore les tests de compétences et de personnalité

PARIS (19 juin 2015) – Il existe une question récurrente parmi les recruteurs et les chercheurs d’emplois : pourquoi les processus d’embauche prennent-il si longtemps ? Selon le rapport diffusé aujourd’hui par Glassdoor Economic Research, la situation a même empiré ces dernières années. La durée moyenne du processus d’embauche est passée à 23,2 jours en 2014, soit une augmentation de 3,3 à 3,7 jours depuis 20101. Cette tendance se vérifie en Amérique du Nord, dans certaines parties de l’Europe et en Australie quelque soit le postes, l’entreprise et le secteur.

« A l’heure actuelle, l’allongement des processus d’embauche coûte cher aux travailleurs comme aux employeurs. Très peu de recherches ont été menées jusqu’à présent sur la durée des entretiens d’embauche du point de vue des chercheurs d’emploi et pour savoir dans quelle mesure les politiques RH des entreprises influent sur les retards dans la mise en correspondance entre offres et demandes », fait remarquer Andrew Chamberlain, économiste en chef de Glassdoor. « Ce rapport de recherche de Glassdoor aide à combler cette lacune en étudiant les raisons de ces délais du point de vue des chercheurs d’emploi. »

Dans ce rapport intitulé « Why is Hiring Taking Longer ? » (« Pourquoi le processus d’embauche prend-il plus longtemps ? »)1, Andrew Chamberlain répond à cette question en adoptant la perspective des candidats sur le processus. Cette étude, qui porte sur six pays, présente une analyse statistique des tendances des durées des processus d’embauche en utilisant une source de données unique : les comptes rendus d’entretiens d’embauche partagés anonymement par des chercheurs d’emploi sur Glassdoor. Le rapport évalue quatre domaines distincts : la durée moyenne du processus d’embauche au cours de l’année écoulée, les changements au fil du temps, les facteurs ayant contribué à l’allongement de la durée et les raisons de ces changements. En plus des différences entre pays, l’étude examine ces quatre domaines en fonction de la taille de l’entreprise, de son emplacement dans la zone urbaine, de son secteur d’activité et de l’intitulé du poste.

Les durées des processus d’embauche varient, mais elles ont augmenté dans le monde entier

Le temps requis pour qu’un candidat arrive au bout d’un processus d’embauche varie beaucoup dans le monde. Aux États-Unis ces processus ont pris en moyenne 22,9 jours en 2014, une progression significative par rapport aux 12,6 jours nécessaires en 2010. Les candidats à l’emploi au Canada sont un peu mieux lotis avec 22,1 jours en moyenne. Par contre, les candidats en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Australie pointent tous des processus d’embauche plus longs. Les chercheurs d’emploi français indiquent les durées les plus longues avec 31,9 jours. Ils sont suivis par les candidats en Allemagne (28,8 jours), au Royaume-Uni (28,6 jours) et en Australie (27,9 jours).

 

 

La même tendance à l’allongement des durées a été constatée dans tous les pays examinés : en Australie, au Canada, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. En tenant compte de l’évolution des facteurs économiques pendant cette période, dont les industries, les emplois et les zones géographiques, la durée des entretiens d’embauche a augmenté en moyenne de 3,3 à 3,7 jours depuis 2010 – ce qui représente un allongement statistiquement significatif.

La diversification des méthodes de sélection des employeurs a un impact sur la durée du processus d’embauche.
Même si les techniques d’entretien n’ont guère changé au fil des ans, les candidats à l’emploi indiquent une augmentation de l’utilisation de certaines techniques de sélection. Par exemple, aux États-Unis, la fréquence des contrôles des références des candidats a augmenté, passant d’après les candidats de 25 % en 2010 à 42 % en 2014. On fait la même constatation pour d’autres techniques : les vérifications des compétences (de 16 % en 2010 à 23 % en 2014), les tests de consommation de drogues (de 13 % en 2010 à 23 % en 2014) et les tests de personnalité (de 12 % en 2010 à 18 % en 2014).

Ces « méthodes de sélection » additionnelles des employeurs ajoutent un allongement statistiquement significatif à la durée moyenne requise par les candidats pour suivre un processus d’embauche, jusqu’à une semaine dans certains cas. Dans la mesure où les employeurs pilotent directement leur processus d’embauche, c’est un facteur qui est entièrement sous le contrôle des services RH des entreprises et des services de recrutement.

La taille de l’entreprise, le secteur et la localisation comptent – Les grandes entreprises et le secteur public prennent plus de temps
La durée des processus d’embauche, du point de vue du candidat, s’allonge quand on tient compte de considérations relatives à l’employeur, telles que le secteur, l’emplacement des bureaux ou la taille des effectifs. Par exemple, les candidats à un emploi dans le secteur public indiquent des processus d’embauche les plus longs : 49,5 jours en Australie et 60,4 jours aux États-Unis. A l’opposé, les candidats à un emploi dans une franchise sont ceux qui obtiennent un emploi le plus rapidement – 8 jours en Australie et 10,6 jours aux États-Unis.

Les employeurs ayant des effectifs de 10 à 49 personnes ont un processus d’embauche prenant entre 15,2 et 16,9 jours aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. À titre de comparaison, pour les employeurs ayant plus de 100 000 salariés, le processus d’embauche prend entre 23,0 et 36,1 jours dans ces trois pays.

 

 

Tous les emplois ne sont pas égaux en termes d’entretiens d’embauche

Les emplois associés aux processus d’embauche les plus longs sont généralement dans l’administration, l’éducation et pour les postes de cadres supérieurs. Aux États-Unis, les policiers font état du processus le plus long (127,6 jours), suivis par les examinateurs de brevets (87,6 jours), les professeurs assistants (58,7 jours), les directeurs adjoints (55,5 jours) et les analystes de programmes (51,8 jours).

Les processus les plus courts sont généralement associés aux emplois nécessitant le moins de compétences. Les candidats aux postes de marketing junior en profitent (3,9 jours), suivis par les vendeurs juniors (5,4 jours), les serveurs et barmans (5,7 jours), les comptables-adjoints juniors (5,9 jours) et les laveurs de vaisselle (6,9 jours).

Les caractéristiques démographiques et sociaux-économiques des candidats n’ont pas d’impact sur la durée du processus.
Dans le cadre de l’évaluation des facteurs impactant la durée des processus d’embauche, Glassdoor Research a examiné certaines caractéristiques des demandeurs d’emploi telles que le sexe, l’âge et le niveau d’éducation. Dans tous les cas, les données recueillies ont démontré que les caractéristiques démographiques et sociaux-économiques n’ont statistiquement aucun impact sur la durée du processus d’embauche.

Le rapport complet est disponible ici : http://www.glassdoor.com/research/studies/time-to-hire-study/

Visitez Glassdoor Research (www.glassdoor.com/research) pour obtenir les rapports les plus récents sur le marché du travail et de l’emploi. Suivez Andrew Chamberlain sur Twitter (@ADChamberlain) pour plus de rapports sur l’économie de l’emploi, les tendances du marché du travail et l’impact de la transparence sur le lieu de travail.

1 Les conclusions du rapport ont été établies sur un échantillon de 344 250 comptes rendus d’entretiens d’embauche soumis anonymement sur Glassdoor pendant six années comprises entre février 2009 et février 2015.

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