Un nouvel environnement de travail pour les salariés, de nouveaux enjeux pour les entreprises

Pour la 3ème année consécutive, Bouygues Telecom Entreprises, en collaboration avec le cabinet IDC, propose à travers son observatoire de l’IT au service des nouvelles organisations de travail, un regard inédit sur les mutations que connaissent aujourd’hui de nombreuses d’entreprises face à la multiplication des environnements mobiles.

Les principaux enseignements de cette étude ont été présentés mardi 28 janvier au cours d’une conférence chez Bouygues Telecom Entreprises.

Ces résultats sont disponibles dans le livre Blanc « Télétravail et ultra mobilité : un nouvel environnement de travail pour les salariés, de nouveaux enjeux pour les entreprises ».

Ce livre blanc s’intéresse aux pratiques de mobilité des salariés (équipements, usages, attentes) et à leur impact sur les entreprises (sécurité, expérience utilisateurs…).


RESUME DES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS :

En 2013, le travail en situation de mobilité (télétravail) se diversifie et s’intensifie. Alors que le nombre de salariés pratiquant le télétravail reste stable en 2013 (74% des salariés), l’intensité du télétravail progresse : le télétravail représente 23% du temps de travail en 2013 contre 20% en 2012 (+15%). De même, les salariés multiplient les occasions de pratiquer le télétravail en 2013 : télétravail à domicile pendant les heures de bureau (+13% en 1 an) ou en dehors des heures de bureau (+4%), télétravail pendant les temps de transport domicile-entreprise (+9%) ou encore lors des déplacements hors site de rattachement (+10%). En définitive, 28% ont une pratique diversifiée du télétravail (ils adoptent les différents modèles de télétravail) contre 22% en 2012 (+27%).

Face aux enjeux RH (respect du temps de travail, mise à disposition des environnements de travail) les entreprises renforcent l’encadrement du télétravail (à domicile) : les entreprises ont d’avantage pris en considération les enjeux, notamment RH, associés au télétravail. Preuve en est, les salariés témoignant de dispositions « contractuelles » (contrat de travail ou accord de branche) ont progressé de +20% pour représenter 32% des salariés travaillant à domicile.

Le multi-équipement devient la norme et favorise le développement du télétravail. L’usage professionnel des environnements mobiles ne cesse de progresser : 63% des salariés utilisent un PC portable (+6%) et 55% utilisent des smartphones (+19% en 1 an), tandis que le nombre de salariés utilisant des tablettes a plus que doublé en 2013 pour atteindre 19%. En définitive, chaque salarié est équipé en moyenne de 2,45 environnements mobiles. Les salariés adoptent les outils mobiles les plus adaptés à leurs conditions d’usage : le PC portable en situation de télétravail à domicile (77%), le smartphone (58%) et le PC portable (69%) lors des déplacements hors site, le smartphone (77%) et la tablette (33%) dans les transports domicile/travail.

Les outils personnels s’étendent dans l’entreprise, mais leurs usages sont encore limités. L’utilisation des environnements personnels au sein de l’entreprise se démocratise (+17% en 2013, 63% des salariés utilisant un environnement personnel pour travailler) : 41% des salariés utilisent un smartphone personnel pour un usage professionnel (hors communications voix), tandis que 16% utilisent leur propre tablette média, un chiffre qui a doublé en 1 an. Mais les usages professionnels associés aux environnements personnels restent limités à quelques applications, la plus courante étant la messagerie électronique : 64% d’entre eux accèdent depuis leur terminal personnel à leurs messages professionnels (généralement en webmail). L’accès aux applications métiers de l’entreprise depuis un terminal personnel ne concerne à l’inverse qu’1 salarié sur 5.

Le BYOD n’est pas envisagé par l’entreprise, mais il pousse les DSI à repenser leur stratégie mobilité. Les DSI ne projettent pas de développer des politiques BYOD destinées à ouvrir leur système d’information aux environnements personnels des salariés. Cependant, face à la pression des utilisateurs (présence des outils personnels dans l’entreprise), les DSI ont entamé une réflexion consistant à redéfinir leur stratégie mobilité selon 2 axes.

Le renforcement par l’entreprise de l’équipement mobile des salariés en solutions de dernières générations (smartphone et tablette). Cette approche, qualifiée de COPE (CorporateOwned, PersonnalyUsed), consiste à équiper les salariés d’outils mobiles d’entreprise qui auront le plus souvent un double usage, à la fois personnel et professionnel. L’équipement des salariés par l’entreprise en smartphone a ainsi progressé de +29% en 2013 (pour atteindre 28% des salariés) tandis que les tablettes professionnelles équipent désormais 10% des salariés (contre 5% 1 an plus tôt).

L’évaluation des besoins des utilisateurs en matière de mobilité : 80% des entreprises ont lancé cette phase d’évaluation. Les besoins identifiés se concentrent sur l’accès en tout lieu (réseau d’accès mobile, 55% des entreprises), l’accès permanent (continuité d’accès, 45%) et les usages (accès aux applications métiers, 41%).

Le Système d’Information est encore très « fixe » malgré la pression des salariés pour plus de mobilité : il existe un décalage important entre la mise en mobilité du système d’information et les besoins exprimés par 75% des salariés concernant le développement de leurs usages en mobilité. Alors que les salariés consacrent en moyenne 43% de leur activité professionnelle à travailler sur un environnement mobile (essentiellement le PC portable, 32% du temps), 85% de leur activité repose sur l’accès au système d’information en mode filaire (LAN). En définitive, les salariés expriment des attentes fortes vis-à-vis de leurs entreprises pour que celles-ci leur fournissent des accès mobiles sécurisés (63%), des équipements mobiles performants (59%) et l’accès aux applications métiers (50%).

L’expérience utilisateurs force la réflexion sur l’accessibilité des applications en mobilité. Alors que 75% des salariés souhaiteraient développer leurs usages des environnements mobiles pour gagner en productivité et en flexibilité, 83% d’entre eux considèrent que les environnements mobiles ne sont pas adaptés. Le principal facteur repose sur une connectivité réseau trop lente et trop peu fiable. Mais d’autres facteurs entrent en jeu, notamment les craintes liées à la sécurité des données personnelles et professionnelles (47%) et le peu d’applications d’entreprise aujourd’hui adaptées à la mobilité.

Transition vers le SI mobile : la sécurité et les réseaux en première ligne. Les entreprises ont pleinement conscience des enjeux associés à la mise en mobilité du système d’information. Ainsi, la protection des terminaux mobiles (35%) et la politique de sécurité réseau (26%) sont de plus en plus identifiées par les Directions Informatiques comme un enjeu majeur en 2014. A ce titre, les entreprises commencent à investir dans des environnements de gestion des applications et des terminaux mobiles. De même, les problématiques de débit et le manque de fiabilité du réseau sans fil (interruption, latence) forcent les entreprises à tester de nouvelles solutions d’accès capables d’assumer de nouveaux usages de la mobilité.

Nouveaux usages, accès aux applications Cloud : la 4G comme facilitateur du SI mobile. 2 entreprises sur 3 identifient la 4G comme une opportunité qui leur permettrait d’améliorer l’expérience utilisateurs et de proposer des modes d’organisation du travail plus efficaces. Plus de la moitié des DSI considèrent d’ailleurs que la 4G est un levier intéressant pour favoriser l’accès en temps en réel aux applications Cloud qu’elles ont déployées.

Le SI mobile devient un projet d’entreprise, la transformation est engagée. En définitive, l’évolution vers le SI mobile est engagée, portée par la Direction Générale (45%), les Directions métiers (35%) et les utilisateurs eux-mêmes (36%). Projet d’entreprise pour les plus matures d’entre elles (33%), les DSI investissent les usages mobiles en développant de nouvelles solutions et solutions mobiles. Les principaux projets portent sur le développement d’apps pour smartphones et tablettes (9% des DSI) et le développement de nouvelles applications mobiles traditionnelles (7%).