La Suisse et Singapour montrent la voie.

 

Le nouvel index mondial Compétitivité et Talents (GTCI) établit le classement de plus de 100 économies de premier plan pour leur aptitude à attirer et à retenir le personnel qualifié.
Les pays européens dominent le haut du classement, avec 8 pays classés parmi les 10 premiers et occupant 14 des 20 premières places. 
L’investissement dans l’éducation et les « compétences en économie mondiale »  s’avèrent stratégiquement  important pour être compétitifs dans la guerre des talents.
Le chômage des jeunes, la mobilité et la technologie constituent encore un défi pour de nombreuses économies dans le monde.

Fontainebleau  (France),  Singapour,  Abou  Dhabi,  26 novembre  2013  –  La première édition de l’Index Compétitivité et Talent (GTCI) a été lancée aujourd’hui, sur une recherche conjointe de l’INSEAD et du Human Capital Leadership Institute de Singapour, en partenariat avec Adecco. L’index Compétitivité et Talent (GTCI), qui mesure la compétitivité d’une nation fondée sur la qualité des compétences qu’elle est à même de produire, d’attirer et de retenir, place la Suisse en tête du classement,
L’objectif du GTCI est d’offrir un index international reconnu qui aidera les acteurs privés et publics à surveiller leurs progrès sur la durée, à identifier les actions prioritaires et à participer aux réflexions nationales et internationales sur le sujet.
103 pays, représentant 86.3% de la population mondiale et 96.7% du PIB mondial (en dollars américains actuels) ont été ainsi analysés.

Selon Ilian Mihov, Doyen de l’INSEAD :
« Il existe une inadéquation grandissante entre les besoins des entreprises en termes de compétences et ce que les marchés locaux du travail ont à offrir. Les institutions éducatives sont soumises à une forte pression dans le but de produire les compétences employables que la nouvelle économie mondiale réclame. Il est évident que ces problèmes nécessitent un effort de collaboration entre gouvernements, entreprises, syndicats et écoles professionnelles mondiales telles que l’INSEAD. Sachant que l’approche ne pourra pas être uniforme dans les divers environnements économiques, la fourniture d’indicateurs quantitatifs basés sur des faits, tel que l’index de compétitivité peut aider à identifier les options et faciliter l’action. »
L’’index Compétitivité et talents (GTCI) mesure les résultats d’un pays selon six piliers – Favoriser, Attirer, Développer, Retenir, Compétences professionnelles et Ouverture internationale – comprenant 48 variables. Cela permet une large combinaison de données mettant en avant dans quelle mesure un pays développe, attire et retient les talents, depuis la politique du gouvernement et la qualité de l’éducation jusqu’au développement durable ou le style de vie par exemple.

Pour Bruno Lanvin, Directeur Général pour les Indices mondiaux à l’INSEAD, et co-auteur du rapport :
«Le degré d’attraction des talents est en passe de devenir la véritable devise avec laquelle nations, régions et  villes se font concurrence entre elles. Le chômage des jeunes est devenu un problème essentiel dans tous les types de pays, qu’ils soient riches ou pauvres, industrialisés ou émergents : plus de 50% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage dans le Sud de l’Europe, et plus de 50% de la population de nombreux pays africains est âgée de moins de 18 ans. La simple confrontation de ces deux chiffres donne une idée des tensions, des flux et des défis qui nous attendent. »

Les pays européens dominent le classement 2013
Le classement GTCI est largement dominé par les pays européens. Dans les 10 premières places on trouve seulement deux pays non européens, à savoir Singapour (2) et les États-Unis (9).
Au sein de l’Europe, ce sont les parties septentrionales du continent qui paraissent posséder le plus de compétitivité en ce qui concerne les talents. Les nations qui se classent en tête ont de nombreux points communs, y compris un engagement déjà ancien vis-à-vis de la qualité de l’éducation (Royaume Uni, Suisse, Finlande et Suède), un historique d’immigration (USA, Australie) et une stratégie claire visant à attirer les meilleurs ou les plus brillants (Singapour).

Le top 10 de l’index

1

Suisse

6

Pays-Bas

2

Singapour

7

Royaume Uni

3

Danemark

8

Finlande

4

Suède

9

USA

5

Luxembourg

10

Islande

En première place, la Suisse domine dans presque toutes les variables, mais ne se classe qu’au 18ème rang en ce qui concerne son aptitude à attirer les talents. Par ailleurs, le Danemark dépasse ses voisins nordiques en excellant dans les variables telles que l’ouverture au sein de la Fonction Publique couplée à la grande efficacité du gouvernement. De plus, le Danemark possède un marché du travail plus flexible et une meilleure protection sociale que ses voisins d’Europe du Nord, ce qui lui a permis d’atteindre la 3ème place du classement.

Paul  Evans,  Professeur Shell émérite en Ressources Humaines et Développement Organisationnel, INSEAD, et coéditeur du rapport, déclare :
« Il y a des différences entre les 103 pays couverts par cette première édition de l’index de compétitivité : les pays riches ont besoin de plus de « compétences en économie mondiale » pour favoriser l’innovation et un retour à la croissance riche en emploi : les pays en voie de développement ont encore besoin des compétences professionnelles nécessaires pour construire l’infrastructure, et leurs systèmes de soin et d’éducation. Mais tous doivent réaliser et bâtir un meilleur environnement afin de développer, attirer et retenir les compétences et les talents dont ils ont besoin. »