France : les salaires évoluent-ils en fonction du coût de la vie ? Suite à l’étude de l’INSEE, le DRH de SGS France réagit ! Francis Bergeron, DRH de SGS France, 2 600 collaborateurs en France, réagit suite aux chiffres divulgués par l’INSEE sur l’évolution des salaires en France. 

 

L’Etude* de l’INSEE montre qu’en 2012, le salaire net moyen a baissé de 0,4 % par rapport à 2011, que l’écart de salaire en équivalent temps plein (EQTP) entre H/F se réduit légèrement, mais que le salaire des femmes reste néanmoins inférieur de 19,2 % à celui des hommes, même si l’écart diminue (10%), à secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, condition d’emploi donnés. 

 

Pourtant chez SGS, comme dans la plupart des sociétés françaises, les salaires bruts, eux, ont constamment progressé plus vite que les prix. En 25 ans, le salaire brut a progressé de 77% quand les prix augmentaient de 53%. 

Quant à l’écart H/F, il se situe très en deçà de la moyenne nationale, à 6,91%. Ce qui laisse, certes, encore des marges d’amélioration.

 

En effet, depuis 1990, le groupe SGS suit un indicateur interne de comparaison d’évolution du coût de la vie et de l’évolution des salaires moyens présents/présents (présents dans l’entreprise à la fois l’année N-1 et l’année N). 

Quant aux augmentations, elles sont négociées, en termes de masses salariales, chaque année, en ayant à l’esprit l’inflation estimée de l’année N et l’inflation supposée de l’année N+1.

4 fois seulement en un quart de siècle d’observations, l’évolution des salaires moyens (bruts) s’est révélée inférieure à l’évolution des prix moyens.

 

Les sociétés du groupe SGS sont en cours de négociation pour l’année 2015. Un 1er accord vient d’être signé avec la délégation syndicale pour l’une des filiales, prévoyant une augmentation de la masse salariale « au minimum de 1%, toutes causes confondues » pour « préserver voire améliorer » le pouvoir d’achat des ingénieurs et techniciens qui travaillent chez SGS France.

 

« Bien sûr, il faut être conscient que la fiscalisation et la socialisation des heures supplémentaires, comme la fiscalisation de la part patronale des mutuelles, altèrent le pouvoir d’achat réel de nos collaborateurs » explique Francis Bergeron, DRH de SGS France. « Mais les entreprises ne peuvent s’engager à compenser des prélèvements dont elles n’ont la maîtrise ni des montants, ni du calendrier de mise en place ».

 

Etude INSEE « Salaires dans le secteur privé et les entreprises publiques – déc 2014 »