BSI papier, BSI numérique : le choix du support en débatL’engouement des entreprises pour le bilan social individuel (BSI) ne se dément pas : cet outil de communication personnalisé est devenu le principal vecteur de valorisation des politiques de rémunération auprès des salariés. Les entreprises ont le choix entre le traditionnel support papier et le BSI numérique, qui offre une alternative attractive. Le BSI papier a-t-il perdu d’avance ?

Selon les enquêtes que nous réalisées en 2014 auprès de salariés de grandes entreprises*, plus de 60% d’entre eux affichent une préférence pour le BSI papier, lorsqu’on leur demande de choisir un support unique, et 40% optent pour le BSI digital. Près d’un tiers demandent les 2 versions. Du côté des entreprises, la quasi-totalité d’entre elles adopte le BSI papier la première année et envisage ensuite de faire migrer le support vers le numérique. Le BSI numérique gagne du terrain année après année, mais pour autant, la pratique de marché consacre la primauté du support papier. Parmi plus de 500 000 BSI produits en 2014, 95% le sont en version papier, du fait de la demande des nombreux clients à qui le BSI numérique est également proposé.
 
Face au leadership du BSI papier, le BSI numérique est-il un support d’avenir ou un mirage aux alouettes ?
L’intérêt croissant pour le BSI électronique s’explique par les formidables fonctionnalités et qualités d’interactivité de l’outil : liens vers d’autres informations sur intranet ou sur les sites de partenaires (gestionnaire PEE/PERCO, mutuelle…), enquête en ligne, édito vidéo du DRH, statistiques de suivi, actualisation possible des données dans l’année, archivage… Le BSI numérique prend la forme de fichiers pdf mis à disposition des salariés sur le portail sécurisé de l’entreprise ou les coffres forts numériques, ou encore d’un site web hébergé sur un serveur. Il véhicule l’image d’une fonction RH moderne, entrée dans l’ère de la digitalisation, et permet d’optimiser les coûts pour les effectifs importants. D’une façon générale, le BSI digital reflète les activités de l’entreprise, il est porteur d’image et de cohérence avec les engagements de développement durable.
Les principaux freins au développement du BSI numérique résident dans l’accès des salariés à l’outil. Le risque de fracture est réel entre les salariés dont le poste de travail est connecté et les autres. Ce que ne manquent pas de souligner les partenaires sociaux, malgré de taux élevé d’ordinateurs à la maison. Par ailleurs, l’impact du BSI est moindre, car soumis à la connexion volontaire du salarié. On constate ainsi que plus d’un salarié sur trois ne consulte pas son BSI en ligne, malgré des campagnes de communication répétées.
 
Malgré l’impact environnemental du support papier, qui peut être perçu négativement par les salariés, le BSI papier reste le support qui enregistre le plus fort impact. Symbolisant la relation à l’employeur, il valorise le modèle social et les éléments du package de rémunération, la formation et le temps de travail. Geste de reconnaissance de la part de l’entreprise, il devient un acte de management lorsqu’il est remis par le hiérarchique. Le BSI papier pénètre davantage la sphère personnelle du salarié : il est conservé avec les bulletins de paie, partagé avec le conjoint, voire présenté à la banque lors d’une demande de prêt ! Dans l’industrie ou la grande distribution, une part significative des salariés n’ayant pas accès à un poste de travail connecté, le BSI papier reste un moyen privilégié pour toucher l’ensemble de l’effectif.
 
Au-delà des caractéristiques de chaque support, le choix n’est jamais figé et peut évoluer avec le temps. Le développement du BSI numérique par rapport au BSI papier accompagne clairement le déploiement des coffres-forts électroniques dans les entreprises. En toute hypothèse, le BSI reflète avant tout la volonté de l’entreprise de valoriser sa politique de rémunération et d’optimiser l’impact de sa communication.
 
*Enquêtes menées par AC Conseil auprès de 500 000 salariés destinataires d’un BSI en 2013 et 2014.


AC Conseil est l’un des pionniers et chefs de file dans la conception et réalisation de BSI – Bilan Social individuel avec plus de 10 ans d’expérience aux côtés d’entreprises de tous secteurs, dont plusieurs sociétés du CAC 40 : Distribution : Auchan France, IKEA, H&M, Grandvision – Industrie : Saint-Gobain, Sanofi, Guerbet, Arkema, Solvay, Essilor International, Beiersdorf, Fleury Michon, Parkeon, Ratier Figeac – Bancassurance : Société Générale, Natixis, CNP Assurances, GMF, Euler Hermes – SSII : Capgemini, Atos, Ingenico – Luxe : Kering, Guerlain – Services : Valéo Services, Edenred, Kantar, Otis, Solocal – Entreprises publiques : RATP, SNCF, Voyages SNCF.com, AFPA – Collectivité territoriale : Conseil Général de Lorraine.
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