Stop aux clichés sur l’intérim Par Alain Mlanao – Directeur Général Walters People

Souvent considéré à tort uniquement comme une variable d’ajustement court-termiste profitant uniquement à l’entreprise au détriment du candidat, l’intérim est souvent perçu de manière négative. Or dans un contexte où le CDI ne répond plus ni aux attentes des candidats ni aux attentes des entreprises, un voile est en train de se lever. Les mentalités évoluent,  et le besoin de flexibilité se fait latent tant pour les candidats qui souhaitent multiplier leurs expériences, que pour les entreprises qui n’ont pas de visibilité sur le long terme. Dans ce contexte, l’intérim n’est plus tabou. Entreprises et candidats prennent conscience de son intérêt.

L’intérim est un véritable acteur de l’économie et de l’emploi. En tant que tel, il a une responsabilité sociale importante. Une responsabilité à laquelle nous sommes très attachés chez Walters People. Voilà pourquoi nous mettons tout en œuvre pour faire tomber les idées reçues liées à notre activité.

Idée reçue n°1 : l’Intérim est toujours subi

Si l’intérim peut être subi, il est la plupart du temps choisi par les candidats. Il s’agit d’un véritable tremplin pour les jeunes diplômés qui entrent dans la vie active pour acquérir de l’expérience mais également pour expérimenter à travers différentes missions tous les pans de leur secteur d’activité. L’intérim permet à des candidats ayant connu un passage difficile de rebondir et parfois de découvrir de nouvelles missions qui leurs conviennent mieux que les précédentes. L’intérim offre également aux personnes considérées comme seniors dans le monde de l’entreprise,  la possibilité de pérenniser leur activité professionnelle. Certains choisissent l’intérim pour pouvoir mener leurs projets personnels en parallèle. Il répond aux attentes de certains candidats qui en font donc le choix délibéré et réfléchi.

Idée reçue n°2 : l’Intérim rime avec emploi non qualifié

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, l’intérim est très courant sur des postes experts, en effet les entreprises cherchent des candidats toujours plus spécialisés. On parle alors d’intérim expert, sur lequel nous avons fait le choix de nous spécialiser chez Walters People. Les missions d’intérim offrent par ailleurs la possibilité aux candidats d’affûter toujours plus leurs connaissances et leurs compétences à travers plusieurs missions sur leur même secteur, en ce sens l’intérim rend les intérimaires de plus en plus experts.

Idée reçue n°3 : les intérimaires n’ont pas accès à la formation

Cette idée reçue va de pair avec celle de croire que les intérimaires ne sont pas qualifiés. Ceci est faux puisqu’ils ont le droit aux mêmes formations que les salariés de l’entreprise dans laquelle ils sont employés. Il faut également savoir que les entreprises d’intérim allouent des budgets de formation à leurs intérimaires afin de leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences ou d’approfondir celles déjà acquises, et ainsi de renforcer leur employabilité. Il existe une réelle volonté de fidélisation de nos intérimaires, c’est pourquoi nous accordons une grande importance à leur formation.

Idée reçue n°4 : l’intérimaire est un(e)  jeune  sans qualification

Il n’existe pas de portrait type de l’intérimaire. Nous comptons autant d’hommes que de femmes au sein de nos candidats. L’âge n’est pas non plus un critère différenciant. Comme nous avons pu le voir auparavant, l’intérim expert a le vent en poupe, il n’est donc pas question d’âge mais plutôt d’expertise, définie par les compétences et l’expérience., Par ailleurs, les seniors peuvent également tout à fait être intérimaires et poursuivre ainsi leur activité professionnelle.

Idée reçues n°5 : le travail temporaire entretien la discrimination à l’embauche

Cette vision est totalement erronée. Pour proposer des intérimaires à nos clients, le seul critère qui entre en compte est l’aptitude du candidat à répondre aux besoins du poste. Nous ne jugerons que ses compétences et son aptitude à s’intégrer dans la société. Les critères de discrimination tels que le sexe, l’âge ou la provenance n’interviennent en aucune façon dans le processus de recrutement. Il est important de noter que les entreprises recherchent des personnes pluridisciplinaires, une mixité et un équilibre des profils pour assurer un fonctionnement pérenne.

Par ailleurs, l’intermédiation est à mon sens primordiale pour défendre cette non discrimination à l’embauche. Nos clients nous font confiance quant aux profils que nous leurs conseillons, ce qui évite toute demande qui ne serait pas à mon sens justifiée. Preuve de notre engagement sur le sujet, nous sommes membres d’A Compétence Egale, association professionnelle avec laquelle nous nous engageons à lutter activement contre la discrimination sous toutes ses formes.

Le marché du recrutement subit une modification structurelle mais aussi opérationnelle, le digital venant bouleverser certaines pratiques. Je suis intimement persuadé que le digital apporte une certaine fluidité au recrutement et à l’emploi si tant est qu’il soit utilisé en complément de l’expertise en ressources humaines. Notre utilisation du digital ne doit pas déshumaniser le recrutement c’est pourquoi nous plaçons le candidat au cœur du processus, nous accordons une  importance particulière au suivi car s’il est important dans le monde du travail d’intégrer une communauté, ceci est encore plus vrai dans le monde de l’intérim. Walters People permet aux candidats et aux entreprises de bénéficier de sa communauté de professionnels.

J’aimerais conclure sur une note positive, je crois qu’il est temps d’arrêter de croire en la mauvaise image de l’intérim. C’est le secteur  qui résiste le mieux à la crise et qui continue à créer de l’emploi. Je crois en la valeur de l’intérim et des hommes et des femmes qui le choisissent car il ne faut pas l’oublier c’est une aventure humaine avant tout.