La CFE-CGC reste dubitative quant au rachat par General Electric du département Energie d’ALSTOM, après les annonces médiatisées de ces derniers mois.

La CFE-CGC exhorte la direction d’ALSTOM à transformer un projet financier en véritable projet industriel. Que General Electric veuille développer ses activités dans le secteur Energie, n’est pour l’instant qu’un vœu pieux. Pourtant, les salariés se préparent dans leur tête à changer d’employeur et voudraient croire à un avenir serein.

La CFE-CGC insiste donc pour que soit donnée aux salariés l’information nécessaire au travers de leurs instances représentatives, de consultations sur les changements d’organisation et des signes positifs à travers des scénarios de croissance et de réelles perspectives de développement.

La CFE-CGC demande instamment aux décideurs du groupe de conserver un niveau de trésorerie nette au sein d’Alstom pour la partie ferroviaire permettant le financement de la réalisation des commandes actuelles, le financement des nouveaux projets et des investissements mais surtout le développement mondial de l’activité, sans pour autant supprimer des emplois sur les sites français.

La CFE-CGC est consciente que l’arrêt du projet n’est maintenant plus possible Mais ceci n’excuse en rien le manque de dialogue social dans l’entreprise où les salariés ne savent rien : ni sur le développement futur des différentes activités, ni sur les business plans détaillés, ni sur les perspectives d’emploi, et sans aucune garantie sur la pérennité des sites actuels même à court terme, qu’il s’agisse de l’Energie ou du Transport Ferroviaire.

Même si Alstom a eu le choix entre le diable et le démon, les salariés n’ont pas à faire les frais de ces transactions. De ce « pacte financier », la CFE-CGC et les salariés attendent des réponses sociales et industrielles pérennes.