A l’heure où les entreprises doivent affronter de nouvelles règles du jeu, liées à la mondialisation ou à la digitalisation entre autres, où en est l’engagement des salariés ?
Hay Group, société internationale de conseil en management, vient de publier une étude mondiale sur l’engagement des salariés. Plus de 300 dirigeants (dont 50 français) en ressources humaines travaillant dans les 500 plus grandes entreprises mondiales ont été interrogés.

Cette étude révèle que 3 / 4 des entreprises n’ont pas intégré dans leur stratégie RH les conséquences des évolutions majeures de la société, même si 84 % d’entre elles comprennent qu’elles doivent agir différemment pour motiver et retenir leurs collaborateurs.

Parmi les constats les plus frappants :

Un quart des salariés français pensent quitter leur entreprise d’ici 2018.
D’après l’étude, les entreprises françaises ne parviennent pas à motiver leurs collaborateurs. Plus d’un tiers des salariés français est démotivé. Plus inquiétant, la fidélité à l’entreprise a chuté
considérablement : depuis 2006, la durée passée au sein de la même entreprise a diminué de 5 ans. Plus d’un quart des salariés français déclare vouloir changer d’entreprise dans les 5 prochaines années. Dans ce contexte, l’un des enjeux majeurs pour les entreprises va être de trouver les leviers pour retenir et fidéliser les salariés dont elles ont le plus besoin, et ce de toute urgence.
75 % des entreprises n’ont pas encore déployé de mesures concrètes même si 84% des dirigeants RH déclarent qu’il faut agir différemment pour engager et retenir les collaborateurs.

« Il va falloir que les entreprises prennent davantage en compte les évolutions majeures de la société dans leur stratégie RH » déclare Richard Widdowson, directeur des enquêtes d’engagement chez Hay Group France. « Le turnover va augmenter dans les pays développés et il existe une véritable pénurie de talents dans les pays émergents. Partout dans le monde, pour motiver, les règles du jeu ont changé suite aux évolutions de la société : la mondialisation, la convergence technologique, le changement démographique, la digitalisation, les risques environnementaux et l’individualisme »

La digitalisation est la variable la plus difficile à intégrer dans l’entreprise.
• Les salariés peuvent désormais échanger des informations en direct avec les clients à tout moment, et au travers de multiples plateformes, ce qui multiplie les risques de réputation de leur entreprise.
• Le succès des réseaux sociaux professionnels offre de nouvelles possibilités aux salariés : exposer à tous leurs compétences et réussites professionnelles, prendre ou reprendre contact avec des
clients ou d’anciens collègues mais aussi se faire approcher en direct par des cabinets de recrutement ou même des concurrents.
• Enfin, l’hyper accessibilité des informations en ligne offre aux salariés la possibilité de se comparer les uns aux autres aussi bien en termes de rémunération qu’en termes de gestion de carrière.

L’étude
Etude mondiale réalisée auprès de 300 décideurs RH des 500 plus grandes entreprises mondiales dont 50 dirigeants des ressources humaines français lors du Forum sur l’Engagement organisé par Hay Group au palais Brongniart en avril 2014. Ils ont été interrogés sur les stratégies mises en oeuvre par les entreprises pour améliorer l’engagement des collaborateurs.