– Résultats de la 13ème vague du Baromètre Cadremploi / Ifop –

Paris, le 9 octobre 2014 – Alors que la situation sur le marché de l’emploi suscite l’inquiétude d’une majorité des cadres – 12% seulement se disent optimistes concernant le marché de l’emploi en général – la dernière étude Cadremploi / IFOP met en exergue leur envie forte de changement. Cette année, les chiffres atteignent des niveaux historiquement élevés puisque 54% des cadres se disent attentifs aux opportunités, 40% d’entre eux expriment une volonté de quitter leur entreprise, et 31% ont même postulé à des offres ces derniers mois. Cadremploi, 1er site emploi pour les cadres et les dirigeants, fait le point sur leur volonté de bouger et leur bien-être au travail.

« Malgré le contexte économique actuel qui pèse sur leur moral, les cadres sont confiants dans leur emploi à 67%. Ils restent ouverts aux opportunités et sont prêts à franchir le pas si le poste proposé est intéressant et correspond à leurs attentes. Cette caractéristique de mobilité opportuniste est plus forte que jamais. En effet, étant optimistes sur leur situation personnelle, ils peuvent entreprendre aujourd’hui des démarches sereinement afin de trouver un nouvel emploi qui alliera épanouissement personnel et professionnel », explique Thibaut Gemignani, Directeur Général de Cadremploi.

 

Etude Cadremploi / Ifop – Les chiffres marquants :

54% des cadres sont attentifs aux opportunités ou en recherche active

40% veulent quitter leur entreprise

31% ont postulé à des offres d’emploi au cours des 6 derniers mois

62% s’avouent stressés dans leur emploi

58% ont entamé des démarches en août  

 

 

Les cadres en quête de mobilité même pendant l’été

Au global, 35% des cadres interrogés ont entrepris des démarches en termes de mobilité au cours des 6 derniers mois. Parmi eux, 31% ont postulé à une offre d’emploi et 24% ont passé des entretiens. Cette proportion de cadres actifs était plus importante cet été : 58% d’entre eux ont mené au moins une action concrète visant à favoriser leur mobilité. Selon eux, la période estivale constitue en effet une bonne occasion pour préparer leur avenir professionnel, en mettant par exemple à jour leur CV pour 42%, ou en activant leur réseau pour 35%.

Plusieurs facteurs ont été avancés dans cette volonté de changer de poste ou d’entreprise : le contenu des missions (96%) et l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle (95%) représentent les éléments les plus cruciaux. Viennent ensuite la rémunération (93%), l’ambiance de travail et la reconnaissance professionnelle (toutes les deux citées par 92% des répondants). Qu’ils aient ou non l’intention de quitter leur entreprise, un tiers (34%) des cadres déclare vouloir changer de poste d’ici un an.

Autre fait marquant : le lien entre les cadres et leur entreprise devient de plus en plus tangible. 76% des sondés déclarent que les entreprises émergent comme le seul acteur efficace pour renouer avec la croissance. Parallèlement, moins de 3 répondants sur 10 font confiance aux banques (30%), à l’Europe (28%), ou à l’Etat (25%) pour redynamiser l’économie. Les cadres se positionnent donc comme acteurs de leur propre marché, et sont conscients que si des réformes concernant l’emploi sont mises en place (notamment l’apprentissage, la baisse des charges des entreprises, l’emploi des séniors…), ils en seront les principaux bénéficiaires.

Leur travail,  source d’épanouissement personnel pour 90% d’entre eux

Avant de penser à la mobilité, les cadres se focalisent plus que jamais sur leur rôle concret au sein de l’entreprise et sur les bénéfices tirés de leur emploi. Ainsi, si la famille arrive comme le premier facteur d’épanouissement, citée à 95% (devant les loisirs à 93% et les amis à 91%), leur métier est aussi très important pour leur bien-être, cité par 90% des sondés. Dans cette lignée, les collègues de travail ont une influence positive selon 76% des cadres.

Au global, près des 3/4 (72%) des cadres se déclarent épanouis dans leur travail, essentiellement grâce à un contenu de poste motivant et des missions intéressantes selon 55% des interrogés. L’ambiance au travail arrive en seconde position (citée par 43%), la rémunération n’étant qu’en 3ème place (mentionnée par 37%).