En matière d’absentéisme les « a priori » ont la vie dure. Les regards croisés des Directeurs des Ressources Humaines et des salariés, au-delà des simples chiffres apportent un éclairage nouveau sur ce phénomène.

Avec 4,26% d’absentéisme (15,6 jours), l’absentéisme dans les entreprises françaises reste élevé. La grande différence entre 2013 et 2012 est l’augmentation du coût de l’absentéisme principalement imputable à l’augmentation de la fréquence de remplacement des salariés absents.

Cette 6ème édition du Baromètre de l’absentéisme met en lumière l’écart de perception du phénomène entre salariés et DRH. Les salariés français confirment leur fort attachement à leur travail mais également l’importance pour eux de la reconnaissance, du climat social, des conditions de travail et du management. Les employeurs pour leur part agissent davantage sur les conditions de travail (organisation et aménagement) ainsi que sur l’ergonomie des postes.

Il apparait donc indispensable, avant la mise en œuvre de tout projet de prévention de l’absentéisme, d’établir un diagnostic aussi neutre et objectif que possible sur le climat social de l’entreprise, la qualité de vie de ses salariés et les facteurs d’engagement et de désengagement propres à l’organisation.

Enfin, pour maximiser les chances de succès d’un projet préventif ou curatif, il n’y a pas de recette toute faite. L’entreprise devra s’assurer d’un plan d’action personnalisé qu’elle aura la capacité de mettre en œuvre.