Alors que le contexte économique reste complexe et incertain, le secteur de l’assurance maintient le cap et conserve un volume de recrutement constant. Walters People constate une stabilité de la durée des missions en intérim et une offre croissante de CDD et CDI.

 

Technicité et expérience : les sésames vers l’emploi

 

Le secteur de l’assurance se voit transformé par de nouvelles règlementations comme Solva II* dont l’entrée en vigueur est prévue pour janvier 2016, ou encore l’ANI entrant en vigueur d’ici à fin 2015. Ces dernières génèrent de forts besoins de recrutement dans les sociétés assurantielles.

 

Afin d’être en conformité avec l’ANI, conseillers mutualistes et souscripteurs sont très prisés par les recruteurs. Les candidats recherchés doivent être titulaires d’un bac+2 ou bac+3 en assurance ou en Management des Unités Commerciales pour les conseillers mutualistes.  Les souscripteurs en assurance de personne, quant à eux,  doivent être diplômés d’un bac+5 spécialisé en assurance. 

 

La mise en place de Solva II entraine des besoins tels des actuaires juniors, des gestionnaires risque et juristes. Les profils plébiscités devront disposer de compétences techniques en assurance notamment en droit des assurances. Walters People note en effet une demande croissante de ces compétences sur de nombreux postes du secteur.

 

Si les missions d’intérim proposées ont une durée courte allant d’un à trois mois, nombre de ces dernières se voient transformées en contrats longue durée. La forte expertise en assurance accentue l’employabilité.  L’intérim reste donc un excellent tremplin pour les jeunes diplômés et offre des missions stimulantes pour les candidats confirmés.

 

Les commerciaux une denrée rare de plus en plus recherchée dans l’assurance

 

Le secteur de l’assurance est en perpétuelle évolution. Depuis quelques années les structures bancaires développent des produits d’assurance venant ainsi concurrencer mutuelles et compagnies d’assurance.  Cette concurrence accrue fait naître des besoins de recrutement croissant sur des profils commerciaux tant au sein des structures bancaires qu’au sein des mutuelles et compagnies d’assurance.

 

Plus qu’une spécialisation en assurance, ce sont les compétences commerciales qui priment pour ce type de postes. Les entreprises sont, en effet, prêtes à consacrer le temps nécessaire à la formation des candidats aux produits d’assurance proposés.

 

Par la technicité des postes du secteur, mutuelles, compagnies d’assurance et structures bancaires préfèrent vérifier les compétences d’un candidat avec une période d’intérim puis pour fidéliser les ressources, elles n’hésitent pas à les recruter en CDD ou CDI.

 Zoom sur les métiers en vogue 

 

Cultures dévastées, chutes d’arbre sur les rails ou contre les lignes électriques, maisons inondées, toitures arrachées, coupures d’électricité, véhicules endommagés par la grêle… Les événements climatiques n’auront pas épargné la France en 2014. L’heure est aujourd’hui aux bilans et aux indemnisations. Pour faire face à ces pics d’activité les acteurs de l’assurance recherchent des gestionnaires indemnisations diplômés d’un bac+3 en assurance.

La multiplication du nombre d’autoentrepreneurs génère des besoins en recrutement sur les chargés de clientèle en produits multirisques professionnels. De plus ce marché est encore a ce jour peu couvert. Le plus souvent au sein des compagnies d’assurance, les bac+2/bac+3 en assurance sont parfaitement aptes pour ces missions.

 

Quelles perspectives pour le second semestre 2014 ?

Walters People est optimiste quant aux perspectives d’emploi concernant le second semestre 2014. En effet,  la pyramide des âges vieillissante du secteur laisse entrevoir de nombreuses perspectives de recrutement. Ajoutons à cela  un effet conjoncturel poussant de plus en plus d’actifs à s’intéresser à l’épargne retraite, ce qui laisse présager des besoins en recrutement pour des gestionnaires épargne et retraite. Hélène Frasca, manager sénior de la division assurance de Waters People, se montre très enthousiaste quant à l’avenir du secteur : « Le secteur de l’assurance devient très attractif de par la diversité des métiers, les possibilités d’évolution et le fait qu’il soit en mouvement perpétuel.»

 

* Réforme réglementaire européenne, dans la lignée de Bâle II, dont l’objectif est de mieux adapter les fonds propres exigés des compagnies d’assurances et de réassurance avec les risques que celles-ci encourent dans leur activité.