« Ces chiffres ne sont malheureusement pas une surprise, car ils sont le résultat d’une croissance très faible, voire nulle, qui, concrètement, signifie une très faible activité économique. Maintenant, ce qui serait très intéressant, ce serait de savoir qui sont ces nouveaux demandeurs d’emploi : quel est leur niveau de formation, quel était leur secteur et métier. Cela nous permettrait de comprendre quels sont les métiers, secteurs ou régions qui détruisent de l’emploi. Car, nous savons aussi que certains métiers n’arrivent pas à trouver suffisamment de personnes ! Commerciaux, développeurs informatiques, voici deux exemples de métiers en très forte tension, même dans la conjoncture actuelle. Et lorsque l’on voit que, d’après une récente étude Pôle Emploi, 1 chômeur sur 2 ayant suivi une formation retrouve un emploi moins de 6 mois après, on se dit qu’on a peut-être quelque chose à faire. Il ne faut pas se contenter de regarder globalement ces chiffres, mais comprendre quels sont les personnes qui sont susceptibles de sortir du système et de bâtir des formations qui vont, par anticipation, leur permettre de retrouver très rapidement des emplois dans les secteurs et métiers qui recrutent.

J’ajoute que, pour certaines entreprises, ne pas trouver de ressource disponible, c’est de la croissance en moins pour le pays. Ce dont nous n’avons, je crois, absolument pas besoin…. »