Contexte : Site de R&D et de production, l’établissement de Bordeaux accueille 640 salariés dont 270 ouvriers, 170 collaborateurs et 200 ingénieurs et cadres. En 2013, suite à l’arrêt d’un salarié pour un burn-out, les représentants du personnel CFE-CGC ont considéré que ce n’était pas un cas isolé et qu’il fallait une action de prévention rapide.

La demande de Benoit de Fournoux, Responsable des Ressources humaines, pour cette prévention des RPS devait remplir les critères suivants :

  • être rapidement opérationnelle

  • apporter une réponse locale mais avec la possibilité d’étendre le dispositif à d’autres établissements

  • s’inscrire dans la durée

Le projet élaboré par Psya Sud-Ouest et le docteur Patricia Pommereau, médecin du travail à l’AHI Bordeaux a été présenté au comité de suivi des RPS, au comité de Direction, au CHSCT et aux cadres 2 mois après l’incident :

Dans un 1er temps, une consultation est proposée aux salariés les plus à risques avec passation du questionnaire MBI (Malash Burn Out). Mais pratiquement il était impossible au Dr Pommereau de faire passer les tests à tous les salariés au cours de la visite périodique. Un programme est donc adopté d’évaluation des RPS en partenariat avec Psya :

Des interventions simultanées : mise en place d’une veille des RPS via la médecine du travail « e-SAT » et d’un service de soutien psychologique sur site.


Une communication organisée :

  1. Validation du dispositif par le comité RPS,

  2. Présentation au CHSCT,

  3. Présentation aux salariés par des conférences de sensibilisation

  4. Affichage de la permanence

  5. Campagne d’emailing invitant les salariés à répondre au questionnaire « e-SAT »


     

Le questionnaire « e-SAT » recueille des informations concernant les troubles physiques, la vulnérabilité, l’épuisement émotionnel, les conditions de travail. Pour le Dr Pommereau, «  c’est un questionnaire simple, de passation rapide, présentant des résultats instantanés permettant un dialogue plus objectif avec les salariés sur leurs conditions de travail et leur vécu au travail ».A ce jour 336 personnes ont répondu au questionnaire « e-SAT ».

En conclusion, pour Benoit de Fournoux,« Les actions mises en place ont permis la mise en œuvre rapide d’un système de détection, d’alerte et de prise en compte de phénomènes de souffrance au travail. Il a suscité une implication et un dialogue entre la direction, la médecine du travail et le comité de suivi des risques psychosociaux. La personne en « burn-out » a repris en mi-temps thérapeutique en avril 2014 avec succès ».