Publication du rapport « En finir avec l’impossible réforme de la formation professionnelle : 15 propositions pour une approche responsable et durable », par Michel FOURMY, expert en management des Ressources Humaines | Jeudi 5 décembre 2013 sur www.institut-thomas-more.org

Alors que les négociations entre les partenaires sociaux sur la formation professionnelle, qui doivent d’achever le 15 décembre, s’avèrent tendues et délicates et que Michel Sapin a annoncé une « réforme en profondeur », c’est une réforme a minima qui se profile.

Pourtant les enjeux sont majeurs pour l’économie française et en particulier pour les 24 millions de salariés et les 3 millions de chômeurs. Mais alors, comment retrouver l’ambition initiale du projet ? En misant sur le rapprochement des actions de soutien à l’emploi au plus prés des entreprises et des salariés et sur la responsabilité des acteurs (individus, régions et entreprises). Pour y parvenir, l’Institut Thomas More identifie 4 leviers de réforme et 15 propositions.

Se donner les moyens d’une réforme systémique et durable | Nous proposons de définir un schéma directeur global des changements à conduire en 3 ans. Ce schéma directeur sera sous la responsabilité d’un Comité de pilotage interprofessionnel, ouvert à toutes les parties prenantes et responsable devant le Parlement. Il convient également de dynamiser le financement en supprimant notamment l’obligation du 0,9% pour les entreprises.

Rendre chacun acteur de son employabilité par l’apprentissage tout au long de la vie | L’objectifs de la réforme de la formation professionnelle est clair : renforcer l’autonomie de chacun et sa capacité à accroître son employabilité. Cela exige d’adapter enfin les approches en matière de parcours professionnels des salariés et de mettre en œuvre un authentique « apprentissage tout au long de la vie ».

Faire de la région l’épicentre de la réforme | Pour mettre fin à un système marqué par l’hyper-complexité et le « centralisme paritaire », le choix de la région comme épicentre de la réforme s’impose comme le bon niveau de consolidation des besoins locaux et de coordination des structures de la formation professionnelle ainsi que de l’apprentissage, grâce à la mise en œuvre et le pilotage d’une « GPEC territoriale » (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) au niveau régional.

Valoriser le rôle et renforcer la responsabilité sociétale des entreprises | Les entreprises ont un rôle social et sociétal évident qu’il convient de valoriser et de renforcer. Pour atteindre cet objectif, il faut substituer un Plan de développement de l’emploi et de l’employabilité (PDEE) au Plan de formation existant, davantage axé sur les résultats attendus, garantir la mise en œuvre de l’obligation d’établir une GPEC au sein de toutes les entreprises et mettre en place des dispositifs de soutien aux TPE.