Paris, le 5 juin 2014 – Déterminé il y a dix ans comme la journée nationale de solidarité au bénéfice des personnes âgées et handicapées, le lundi de Pentecôte s’est vu réattribué son caractère chômé en 2008. Cependant, bien qu’elle n’ait plus lieu obligatoirement ce lundi, la journée de solidarité et de la contribution des employeurs a été maintenue. Selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), elle a permis de collecter plus de 23 milliards d’euros entre 2004 et 2014, redistribués en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées. En 2014, elle devrait rapporter 2,46 milliards d’euros. Actuellement, comme le rappelle la CNSA, « les modalités d’accomplissement de cette journée sont fixés par accord d’entreprise ou d’établissement ou à défaut par accord de branche ». Depuis 2008, les entreprises ont donc la main libre sur l’organisation de cette journée
supplémentaire de travail non rémunérée. Dans ce contexte, Randstad s’est intéressé à la réalité de l’emploi, à quatre jours du lundi de Pentecôte. L’étude révèle une baisse continue  de l’activité, notamment sur les trois dernières années. Désormais, seuls 20 % à 30 % des Français travailleraient le lundi de Pentecôte.

Lundi de Pentecôte : état des lieux
→ Une baisse de l’activité forte et durable pour certains secteurs
Une première conclusion s’impose : les entreprises sont chaque année plus nombreuses à réduire leur activité le lundi de Pentecôte voire même à fermer boutique.
▪ Les constructeurs automobiles français ne travaillent pas, tout comme la majorité des grandes entreprises industrielles. Dans le BTP, l’activité est également faible.
▪ On note un fort ralentissement pour le secteur du Tertiaire, notamment pour les établissements publics (Ecoles, bibliothèques, musées municipaux, etc.), les banques, les cabinets médicaux, les services municipaux.
▪ Concernant les intérimaires, les agences Randstad soulignent qu’une grande majorité d’entre eux ne travaillent pas le lundi de Pentecôte.

→ Une activité stable pour d’autres
▪ Les grandes surfaces et les magasins poursuivent leur activité, ainsi que les musées nationaux et les piscines.
▪ L’activité des aéroports ne varie pas.
Concernant les trains et les transports en commun, le trafic se poursuit tout en étant ralenti, comme chaque jour férié.
▪ Les commissariats, les hôpitaux et le ramassage des ordures ménagères poursuivent leur activité le lundi de Pentecôte

Lundi de Pentecôte : zoom sur les différents secteurs
L’industrie
L’industrie est le secteur où l’activité est la plus impactée par le lundi de Pentecôte. La majorité des groupes industriels ferment boutique, malgré quelques exceptions.
Le BTP
L’activité dans ce secteur est faible lors du lundi de Pentecôte. Les entreprises de travaux publics et logistiques notamment sont généralement à l’arrêt, en raison d’une interdiction administrative visant le transport routier ce jour-là.
Des particularités culturelles locales peuvent également expliquer les variations d’activité : le lundi de Pentecôte coïncidant avec la tenue de certaines férias dans le Sud (Nîmes, Arles, Perpignan par exemple), nombre d’entreprises du secteur laissent leurs salariés au repos à cette occasion.
Les services
Il s’agit du secteur le moins impacté par le lundi de Pentecôte.
Dans certaines filières, l’activité ne fléchit pas. C’est le cas de la zone aéroportuaire de Roissy, où le lundi de Pentecôte n’entraîne aucune variation de l’activité. L’aéroport Charles-de-Gaulle fonctionnant sept jours sur sept, 24 heures sur 24, seuls les flux de passagers et de fret (transport de marchandises) sont à l’origine des variations de l’activité – et non les jours fériés.
Les commerces (grandes surfaces, magasins) restent ouverts.