La santé des femmes en contexte de crise

L’Observatoire des femmes et de l’assurance est une initiative lancée en 2011 par Generali et
Terrafemina, destinée à mieux cerner les attentes, inquiétudes et perceptions de l’avenir des
femmes d’aujourd’hui et tout particulièrement face au contexte économique. Le baromètre* réalisé
avec l’institut CSA remet en perspective les différences de sensibilité des hommes et des femmes
par rapport aux grands thèmes du parcours de vie (moral, santé, famille, avenir…) et analyse plus
spécifiquement en 2014 les comportements et motivations des femmes en matière de santé,
d’alimentation et d’activités physiques et sportives.

Les femmes se sentent-elles plus vulnérables que les hommes en matière de santé ?

Le rapport des femmes à la santé est sensiblement différent des hommes ; celles-ci se déclarent plus
impactées par les préoccupations du quotidien.
Elles se disent globalement plus sujettes au stress : 78% d’entre elles se disent stressées contre
63% des hommes. La préoccupation des proches, les problèmes d’argent et la vie de famille sont des
sources de stress plus fortes chez les femmes alors que c’est le travail qui inquiète la majorité des
hommes. Cette sensibilité aux contrariétés quotidiennes impacte notamment la qualité de leur
sommeil : 35 % déclarent mal dormir contre 28 % des hommes. Accentuant le déséquilibre existant,
la crise économique semble affecter davantage le quotidien des femmes que celui des
hommes : 53% estiment par exemple que la crise a dégradé la qualité de leur alimentation et 34%
ont réduit leurs activités sportives pour faire des économies.

Les femmes, plus actives dans le cadre de la prévention de leur santé.

Parallèlement, les femmes intègrent les problématiques de santé dans leur mode de vie : pour
56% d’entre elles, la santé « c’est leur affaire » et « une question de mode de vie au quotidien »
tandis qu’une majorité d’hommes conçoit la santé « comme une affaire de médecin ». A ce titre,
leurs comportements traduisent une plus grande volonté de « prévenir plutôt que guérir » et
elles n’hésitent pas à « prendre les choses en main » :
-­‐ 74% consultent leur médecin généraliste plus d’une fois par an ;
-­‐ 47% pratiquent l’automédication ;
-­‐ 15% ont recours à des « médecines douces » telles que l’ostéopathie ou la phytothérapie ;
-­‐ 63% se renseignent sur Internet concernant leur santé.

Pour les femmes, la santé c’est tous les jours.

Le rapport des femmes à l’alimentation est également révélateur de cette préoccupation
quotidienne pour leur santé : elles font plus attention au fait d’avoir une alimentation saine (85%) et
équilibrée (23%) quand les hommes sont plus épicuriens et valorisent le goût des aliments (16%
contre 12% des femmes). Cette différence d’approche plaisir/prévention se retrouve dans d’autres
domaines de la vie, par exemple en finance : en matière d’épargne, les femmes privilégient la
sécurité quand les hommes ont un goût plus prononcé pour le risque.
En résumé, les femmes investissent davantage les questions de santé en prenant plus soin d’elles.
Grâce à leurs actions préventives, elles parviennent à compenser leur sentiment de vulnérabilité et se
déclarent en aussi « bonne santé » que les hommes (respectivement 86% et 85% d’entre eux).

La santé, une question de genre ou de génération ?

Les préoccupations des femmes et des hommes convergent sur certains points en matière de santé.
Les femmes sont aussi sportives que les hommes et sont motivées par les mêmes raisons qu’eux :
une sur deux pratique une activité sportive et le fait avant tout pour être en bonne santé, se sentir
bien et se détendre. Les conseils d’un professionnel de la santé concernant les sports pratiqués
intéressent autant de femmes que d’hommes (respectivement 44% et 39% d’entre eux).
Hommes et femmes abordent de la même façon les problématiques environnementales : 4
femmes/hommes sur 10 ont le sentiment de vivre dans un environnement pollué. « Mesurer la qualité
de l’air » est d’ailleurs la fonction des objets connectés qui intéresse le plus les femmes et les
hommes (respectivement 59% et 58% d’entre eux). Alors que les hommes sont traditionnellement
considérés plus technophiles, les autres fonctionnalités des objets connectés testées suscitent un
intérêt proche chez les hommes et les femmes.

Par ailleurs, fait marquant, les différences s’atténuent entre les jeunes femmes et les jeunes hommes,
notamment dans leur rapport général à la santé et dans ce qui constitue des sources de stress.
Forts de ce constat, nous pouvons nous interroger sur l’origine des différences
hommes/femmes en matière de santé : s’expliquent-elles par un effet « générationnel » et aurontelles
tendance à disparaître avec le temps ? Ou bien résultent-elles d’un effet de « cycle de vie », où
le vécu de certains événements divise les préoccupations des femmes et des hommes ?

Et quel rapport les Hub Decider Women entretiennent-elles avec la santé ?

Les précédents baromètres avaient révélé l’émergence de la « hub decider woman ». Tout à la fois
mère dans la gestion de la vie de son foyer, fille dans l’assistance au quotidien de ses parents âgés,
collaboratrice dans sa vie professionnelle, cette « hub decider woman » correspond à la réalité de la
vie de nombreuses femmes.
66% des femmes interrogées se reconnaissent dans le portrait de la Hub Decider Woman,
dont 19% « tout à fait ». Plus que les femmes dans leur ensemble, les Hub Decider Women
se disent affectées par la crise et sont plus attentives au fait d’avoir une alimentation saine
ainsi qu’à l’origine des aliments.

GENERALI FRANCE, LA VISION D’UN ACTEUR IMPORTANT DU MARCHE DE L’ASSURANCE COLLECTIVE ET DE LA SANTE

Generali figure parmi les 10 premiers acteurs de la santé collective en France (source : Top 30
Santé de l’Argus de l’assurance, juin 2013). En 2014, Generali profite de la mise en place de l’Accord
National Interprofessionnel (ANI) pour accélérer ses projets en matière de services et de
digitalisation, auprès des entreprises comme auprès des salariés. Cette approche se concrétise par
la proposition de nouveaux services de prévention allant d’un portail santé combinant contenus
experts et approches ludiques à des services de coaching sur des problématiques de nutrition,
d’activité physique ou encore de lutte contre les traumatismes musculo-squelettiques. Cette
dimension préventive préfigure l’intégration du monitoring dans l’offre santé collective, puisque
Generali devient en juin le premier assureur de l’Hexagone à expérimenter des offres objets
connectés auprès de ses salariés, afin d’intégrer cette dimension dans les garanties proposées.
Generali proposera également aux entreprises un accompagnement dans l’établissement du
diagnostic de leurs risques et dans le pilotage des garanties souscrites par leurs salariés et leur
impact sur la fiscalité de l’entreprise (contrats responsables).

ELLES ET IL ONT DIT….
Marie-Louise Antoni, Conseillère du président, Membre du Comité de Direction générale de
Generali France : « Dans une entreprise où la voix des femmes compte puisqu’elles représentent
30% des cadres dirigeants, nous avons voulu lancer une démarche à la croisée du business et des
engagements sociétaux afin d’analyser les attentes spécifiques des femmes vis-à-vis de l’assurance
en mobilisant nos expertes en interne et en créant de nouvelles formes de dialogues et de réflexion
au sein de notre entreprise. »

Véronique Morali, Présidente de Terrafemina, partenaire de l’Observatoire : « Cette année encore
les résultats du baromètre Generali Terrafemina confirment l’attitude très proactive des femmes en
matière de prévention santé et leur recours accru à internet dans ce domaine. D’année en année,
elles se reconnaissent en « hub decider women » très à l’aise avec le digital et les objets connectés »
Stellane Cohen, Déléguée Générale de l’observatoire des femmes et de l’assurance : « En
2013, notre observatoire identifiait la protection de la famille comme première motivation d’épargne
chez la femme. En 2014, l’étude montre qu’en matière de Santé, la  » Hub Decider Woman » qui est
plus stressée qu’un homme en jonglant entre vie professionnelle et vie privée associe un
comportement préventif à une bonne hygiène de vie comme la pratique régulière d’une activité
physique ou la qualité de son alimentation. L’observatoire des femmes et de l’assurance capte ses
nouvelles tendances comportementales et Generali construit des réponses adaptées à un univers de
besoin en perpétuelle évolution. »

Patricia Barrère, Directrice du Marketing Stratégique de Generali France : «Dans le cadre de
l’ANI qui va rendre obligatoire la couverture santé des salariés dans toutes les entreprises au 1er
janvier 2016, l’offre de complémentaire santé de Generali France privilégiera la clarté des garanties,
leur simplicité d’accès grâce à des portails Internet dédiés. Nous proposerons également aux
entreprises clientes et à leurs salariés les services innovants de partenaires choisis par la
Compagnie. Ces services de prévention sont très en ligne avec ce que beaucoup de femmes
pratiquent déjà »

Bernard Sananès, Président de l’Institut CSA : « En santé, comme en finance, les femmes
adoptent le principe de précaution. En matière de santé, les femmes semblent ainsi opter pour un
comportement plus préventif que les hommes. Cette tendance n’est pas sans rappeler la plus grande
prudence affichée par les femmes dans un contexte de crise, que ce soit dans leur façon d’aborder la
vie en général, dans leur modes de consommation au quotidien, ou encore dans la gestion de leurs
placements financiers. »

Repères sur les complémentaires santé et l’Accord National Interprofessionnel (ANI) :
A l’heure actuelle, 96 % de la population française est couverte par une complémentaire santé. Concernant les
salariés, 52% sont déjà couverts par un accord d’entreprise. L’ANI concerne environ 4 Millions de salariés. La
majorité d’entre eux travaille dans des entreprises employant moins de 10 collaborateurs et dont 60% à 70%
d’entre elles n’ont jamais souscrit de complémentaire santé collective.
Détail des entreprises non couvertes en collectif en 2013 (Source : Irdes):
– Seules 32% des entreprises de moins de 10 salariés sont couvertes par des contrats collectifs
– 51% des entreprises de 10 à 49 salariés sont couvertes par des contrats collectifs
– 80% des entreprises de plus de 50 salariés sont couvertes par des contrats collectifs
– 91% des entreprises de plus de 205 salariés sont couvertes par des contrats collectifs
Le potentiel le plus important se situe donc sur les entreprises de moins de 10 salariés, dont la majorité
relève des secteurs Commerce et Services.