Tous les deux ans, le salarié bénéficiera d’un entretien professionnel avec son employeur, dont le but est d’étudier les perspectives d’évolution professionnelle du salarié, notamment en termes de qualifications et d’emploi.

Cet entretien professionnel est distinct de l’entretien annuel d’évaluation qui conditionne, rappelons-le, l’octroi de certaines réductions patronales.

Comme ce dernier, l’entretien sera formalisé par la rédaction d’un document dont une copie sera remise au salarié. Il devra être systématiquement proposé après divers congés ou absences (congé maternité, congé parental total ou partiel, congé sabbatique, arrêt longue maladie, etc.).

L’entretien de seconde partie de carrière qui existait pour les salariés de 45 ans est supprimé.

Tous les six ans, cet entretien professionnel aura pour objet particulier de faire un état des lieux du parcours professionnel dans l’entreprise. Il permettra de vérifier que le salarié a bien bénéficié des entretiens professionnels auxquels il a droit et d’apprécier si le salarié a suivi au moins une action de formation ou bien acquis des éléments de certification par la formation ou la validation des acquis.

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, si le bilan réalisé montre qu’au cours de 6 années, le salarié n’a pas bénéficié des entretiens prévus, son compte personnel sera abondé de 100 heures.

L’entrée en vigueur de ce dispositif sera effective lors de la publication de la loi.

Par Claude Saunal du cabinet BAEC, associé Qantea à Toulouse