Au sortir de sa rencontre avec le ministre Arnaud Montebourg, le 13 mai 2014, la CFE-CGC a tenu à adresser une lettre ouverte au gouvernement, dans laquelle elle donne ses positions pour l’avenir du groupe ALSTOM.

 

La CFE-CGC refuse d’assister au démantèlement du groupe Alstom, sans avoir eu l’intime conviction d’avoir épuisé toutes les options possibles qui pourraient préserver son intégrité, sa cohérence industrielle et son appartenance nationale.

Par ailleurs, la CFE-CGC pense qu’une réflexion globale, menée avec tous les acteurs industriels du pays doit permettre de dégager une solution pérenne qui démontre tout l’intérêt d’une véritable politique de « redressement productif ».

En pointant les risques liés aux deux possibilités de rachat, soit avec General Electric, soit avec Siemens, elle veut encore croire que d’autres pistes de réflexion sont encore possibles : mise en place d’une équipe de France de l’énergie en faisant jouer les synergies de grands groupes, l’opportunité de conserver deux sociétés françaises concurrentes dans le domaine de la signalisation ferroviaire pour une marché extrêmement fragmenté et enfin, trouver des synergies entre des groupes comme Alstom, Areva, EDT, Thales… en faisant intervenir même temporairement des institutions telles la Caisse des Dépôts et Consignations.

La CFE-CGC termine sa lettre ouverte en demandant au gouvernement une attention toute particulière quant à l’étude de ces pistes de réflexion qui doivent avant tout permettre de sécuriser les emplois français.