Depuis l’annonce jeudi dernier des discussions concernant la cession de la branche énergie d’Alstom à General Electric, les informations de toutes sortes, voire contradictoires, n’ont cessé d’alimenter la presse. Le dernier rebondissement ce dimanche a été l’annonce d’une nouvelle offre venant de Siemens.

Pour sa part, la CFE-CGC déplore l’absence totale d’information à destination des partenaires sociaux, alors que les décisions qui seront prises, impactent directement les salariés. En tant que première organisation syndicale du groupe Alstom en France, la CFE-CGC demande à être reçue très rapidement par le ministère du redressement productif.

 

A ce jour, deux hypothèses sont sur la table du conseil d’administration d’Alstom : l’une avec GE et la seconde avec Siemens.

-Alstom et GE sont deux entreprises relativement complémentaires dans le domaine de l’énergie : un accord Alstom – General Electric permettra-t-il de conserver à terme les emplois en France ? Le centre de décision restera-t-il français ? Enfin, qu’adviendra-t-il du nucléaire et de l’indépendance énergétique de notre pays ?

-Alstom et Siemens sont deux entreprises concurrentes. Un accord Alstom – Siemens entrainera les mêmes questions qu’avec GE, avec, de surcroit, des plans sociaux de grande ampleur afin de supprimer les doublons qui ne manqueront pas d’être identifiés. Par ailleurs, la CFE-CGC estime que l’offre de Siemens est un marché de dupe : la cession de ses activités « très grande vitesse et locomotives » n’est pas sérieuse. Aujourd’hui, la très grande vitesse est un marché en pleine stagnation sans parler de celui des  « locos », complètement atone.

Et pourquoi pas une solution franco-française ? L’Etat ne peut-il pas intervenir directement en reprenant temporairement la participation de Bouygues (29%) ?

 

La CFE-CGC ne peut accepter le démantèlement d’un des fers de lance industriel national que l’Etat français, l’un des plus importants clients d’Alstom, avait su préserver il y a 10 ans.

La CFE-CGC demande au gouvernement ainsi qu’aux industriels engagés dans ces discussions de ne pas se précipiter dans leur choix, de prendre le temps nécessaire à la réflexion, et de veiller avant tout aux conséquences sociales inhérentes à leurs décisions.