Après le choc, la colère et la détermination

mercredi 16 avril 2014 , par Frédéric Dayan

« C’est un crève-cœur. On est face à une logique boursière, uniquement financière. Le site de Carquefou (327 salariés) est viable. L’entreprise remonte énormément de cash et de dividendes aux actionnaires », a commenté Philippe Haureix, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Seita de Carquefou après l’annonce le 15 avril de la fermeture du site en comité d’entreprise extraordinaire.

Le groupe Imperial Tobacco, propriétaire de la Seita, a décidé de fermer l’usine de Nantes-Carquefou, entraînant la suppression de 315 postes, mais aussi celle de Nottingham, au Royaume-Uni (600 postes). D’autres suppressions de postes sont prévues en France, avec l’arrêt des activités de l’Institut du tabac de Bergerac (24 postes), des réorganisations dans le centre de R&D et au siège. Au total, ce sont 502 postes nets qui sont supprimés. Selon Michel Laboureur, délégué CGT au comité central d’entreprise, l’arrêt de l’activité à Carquefou pourrait intervenir dès la fin de l’année. Il en conteste la raison économique car la compétitivité ne justifie en rien cette décision : « on nous explique que les ventes de cigarettes baissent en France. Mais plus de 60 % de nos cigarettes partent à l’export, notamment vers le Moyen-Orient. « 

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