Les changements de nom de certaines entreprises ont entrainé de fortes chutes dans le classement. « Un changement de nom prend un certain temps à être assimilé. L’entreprise voit bien souvent sa notoriété institutionnelle chuter et de fait, son attractivité également. Mais une vraie anticipation, une communication efficace et une forte présence auprès des étudiants et jeunes diplômés permet généralement de pallier efficacement à cette baisse. » Explique Aurélie Robertet, Directrice France Universum.

Kering (anciennement PPR) perd ainsi 26 places chez les commerciaux et passe de la 36ème à la 62ème place. Mondelez International (anciennement Kraft Foods) en perd 20 sur la même population et glisse de la 14ème à la 24ème position.
Solocal Group (anciennement Groupes Pages Jaunes) passe littéralement à la trappe et disparait du classement chez les commerciaux.
CGI (anciennement Logica) descend de 13 places chez les ingénieurs et sort ainsi du Top100.

EY (anciennement Ernst & Young) est une des seules entreprises à ne pas pâtir de son changement de nom : elle conserve sa 10ème place chez les commerciaux.
« Il faut d’abord noter que la différence de nom est moins radicale que pour certains autres groupes. Mais nous avons également constaté qu’EY était très présent sur les campus et a établi un plan de communication très offensif dès le changement de nom, s’assurant ainsi une visibilité forte et une notoriété conservée. » Analyse Aurélie Robertet.

À noter également, GDF SUEZ qui affiche une perte de 20 places chez les commerciaux et 12 places du côté des Ingénieurs, principalement liée à la récente séparation des marques employeurs de GDF SUEZ et Suez Environnement, initialement réunies dans le classement. Désormais, les 2 marques coexisteront, et les années à venir permettront d’observer l’évolution de l’attractivité de ces deux employeurs, qui valoriseront dorénavant, leur identité respective.
Du côté des ingénieurs, c’est Alcatel-Lucent qui s’écroule et perd 22 places pour se retrouver 109ème. Les récentes actualités, souvent négatives, sur les plans sociaux semblent avoir entaché l’image de l’équipementier en télécommunication.

Dans le sens inverse, les plus fortes progressions sont attribuées à Carrefour chez les commerciaux (+17 places) et Arkema chez les ingénieurs (+25). Une vraie performance pour Carrefour en particulier, qui surfe sur un secteur pourtant en berne. Saint Gobain s’en tire également très bien avec 18 places gagnées.