Près de six personnes sur dix considèrent que les formations ne préparent pas bien aux métiers actuels

Paris, le 20 mars 2014 – La chaire Économie numérique de l’Université Paris-Dauphine publie aujourd’hui la neuvième édition de son baromètre trimestriel de l’économie numérique, réalisé avec Médiamétrie, sur les attentes et comportements des Français dans le domaine de l’économie numérique. Ce trimestre, le Baromètre s’intéresse à l’impact des nouvelles technologies (Internet, informatique,…) sur le travail, les métiers, les fonctions, et sur l’adaptation des formations scolaires et universitaires à ces enjeux.

 « Les technologies de l’information sont aujourd’hui présentes dans tous les métiers et toutes les activités professionnelles, et elles nécessitent une remise en cause tant des contenus que de la forme de l’enseignement », commente Dominique Roux, Responsable scientifique de la chaire Économie numérique.

Un impact fort des nouvelles technologies sur les façons de travailler

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’écrasante majorité des personnes interrogées (96 %) s’accorde sur les modifications induites par les nouvelles technologies sur la façon de travailler.

Près de trois personnes sur quatre (74 %) jugent que le développement des nouvelles technologies en milieu professionnel a rendu l’exercice des métiers « plus efficace« . Une opinion plus prononcée chez les 15-34 ans (80 %) et les CSP + (76 %). Plus d’une personne sur trois (37 %) considère que ces nouvelles technologies ont rendu le travail « plus simple« .

Revers de la médaille, près de trois personnes sur dix considèrent que le développement de ces nouvelles technologies rend le travail « plus chronophage » et plus de la moitié (57 %) « moins humain » ; un sentiment fort chez les 15-34 ans et les inactifs.

En termes de fonctions dans l’entreprise, un peu plus de quatre personnes sur dix citent la communication comme étant la fonction dont le quotidien est le plus impacté par les nouvelles technologies (42 %). Viennent ensuite loin derrière la comptabilité (11 %) et la recherche (10 %).

Concernant les secteurs d’activité, les Français citent « l’édition et le journalisme » comme étant les plus impactés par les nouvelles technologies (22 %). 15 % citent ensuite « la banque et l’assurance » et 10 % « l’audiovisuel et le spectacle ».

Quasiment unanimes sur l’importance des nouvelles technologies dans le monde du travail, les Français sont critiques sur l’enseignement reçu dans le cadre des formations scolaires et universitaires : plus de la moitié (58 %) jugent que la formation, aujourd’hui, ne prépare pas correctement aux métiers actuels. Un sentiment exprimé par toutes les personnes interrogées, quel que soit leur sexe, leur âge, leur région ou leur CSP.

La 4G : un intérêt un peu plus marqué

Au 1er trimestre 2014, une personne sur cinq a l’intention de souscrire à un abonnement 4G.

On en comptait une sur dix au 4e trimestre 2013 : une nette augmentation à mettre en perspective avec la notoriété grandissante de cette technologie. L’intention est plus élevée chez les hommes, les 35-49 ans, les Franciliens et les CSP +.

A noter qu’une personne sur deux n’exprime pas d’intérêt pour ce nouveau service, une part en baisse de 11 points par rapport au trimestre précédent. Ce désintérêt est plus marqué auprès des inactifs (56 %).

28 % de la population ne sait pas encore si elle souscrira à cette option. Les 50 ans et plus sont les plus indécis, puisqu’ils sont 35 % à hésiter, une augmentation de 7 points par rapport au 4e trimestre 2013.

Les Français toujours plus équipés

Les Français continuent de s’équiper en Smart TV : on compte plus de 800 000 nouveaux foyers équipés en moins d’un an. Encore mieux, plus d’un million de foyers a acquis une tablette entre le 3e et le 4e trimestre 2013, un effet des cadeaux de Noël.

Les fêtes de fin d’année ont également été propices à l’achat en ligne : on compte 1,4 million de nouveaux acheteurs en ligne par rapport au 3e trimestre de l’année 2013.

Après les dépenses, la consultation des comptes bancaires : près de 70 % des internautes ont consulté leur compte bancaire sur ordinateur au cours du dernier mois, et 18 % sur leur mobile.

Le Baromètre de l’économie numérique s’appuie sur les études d’équipement et d’usages de Médiamétrie (Référence des Équipements Multimédias avec Gfk, Observatoire des Usages Internet, Téléphonie et Services Mobiles et Web Observatoire), ainsi que sur son outil Omnibus Médiafit pour les questions barométriques et les questions d’actualité.

Pour accéder à la totalité des résultats du Baromètre, cliquez ICI

 

À propos de la chaire Économie numérique
Créée en août 2011, la chaire Économie numérique de l’Université Paris-Dauphine se donne pour mission d’inscrire l’économie numérique dans le champ des recherches de l’université, et de constituer un centre de réflexion et d’action réunissant les acteurs et les experts des différents secteurs concernés. Partenariat privilégié entre le monde universitaire et celui des entreprises, la chaire poursuit un programme destiné à tirer le meilleur parti des opportunités qu’apportent les technologies de la communication et de l’information, à travers trois champs d’activités prioritaires : l’enseignement, la recherche, la communication et la valorisation. La chaire Économie numérique est dirigée par Dominique Roux, Professeur émérite de l’Université Paris-Dauphine. Elle figure parmi les huit chaires de la Fondation Dauphine.

À propos de l’Université Paris-Dauphine
L’Université Paris-Dauphine est un grand établissement d’enseignement supérieur exerçant des activités de formation et de recherche dans le champ des sciences des organisations et de la décision (gestion, économie, mathématiques, informatique, droit, sociologie et science politique). Avec 386 professeurs permanents, 9 500 étudiants dont 5 341 en Master, et une offre de 104 formations de niveau Licence, Master et Doctorat. Ré-accréditée Equis en 2012, l’Université Paris-Dauphine est l’une des universités leaders en Europe dans son domaine et est membre fondateur de PSL (Paris Sciences et Lettres), qui fait partie des initiatives d’excellence retenues par un jury international dans le cadre du Grand Emprunt. www.dauphine.fr