Alors que le projet du Gouvernement pour favoriser l’égalité hommes-femmes vient d’être voté par le Sénat, une étude de Robert Half, leader mondial du recrutement spécialisé, montre que 39,5%1 des DRH affirment que les femmes sont – toujours – davantage freinées que les hommes dans leur carrière. Pour ces répondants, la principale raison est le manque d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (58%)2. Robert Half suggère quelques pistes pour promouvoir l’égalité hommes-femmes.

POUR LES FEMMES

1.Etre audacieuse
Les femmes sont parfois leur propre frein, car elles n’osent pas postuler ou demander des promotions. Quand il s’agit de son évolution de carrière, il est important d’être dans une démarche proactive. Il ne faut pas hésiter à solliciter des entretiens d’évaluation (notamment s’ils ne leur sont pas proposés) ou des bilans de compétences. Si le parcours professionnel demeure ralenti, il faut oser saisir les opportunités extérieures offrant une accélération de carrière.

2.Etre reconnue
Dans des équipes, surtout si elles sont majoritairement masculines, les femmes ont parfois des réticences à faire valoir leurs résultats. Sans s’approprier tous les bénéfices, savoir se valoriser en proposant une réunion de « retour sur expérience » ou un débriefing permet une analyse objective de la contribution de chaque personne de l’équipe.

3.Etre solidaire
Les femmes occupant des postes à responsabilité n’ont pas toujours le réflexe de promouvoir l’égalité hommes-femmes. Il existe de nombreux réseaux – organisés par métiers ou par régions – grâce auxquels les femmes peuvent valoriser leurs compétences, partager leurs expériences, et mutualiser les opportunités professionnelles.

POUR LES hommes

1.Pratiquer l’égalité salariale
La première manifestation de l’inégalité hommes-femmes est le salaire. Les cadres masculins gagnent encore 28,8%3 de plus que leurs homologues femmes. Les DRH en charge du recrutement au sein de leurs entreprises veillent à ce que les femmes soient embauchées sur les mêmes bases salariales que les hommes.

2.Permettre l’aménagement des horaires
Privilégier un management par projets ou objectifs permet à l’ensemble des collaborateurs/trices de concilier plus facilement vie professionnelle et vie privée, sans perdre en efficacité. Ce gain de flexibilité contribue à la compétitivité grâce à une modulation assouplie des équipes.

3.Promouvoir l’égalité des chances dès le recrutement
Certains dirigeants hésitent parfois à recruter une femme pour un poste à responsabilité. Ils peuvent craindre, notamment pour des raisons liées à la maternité, qu’elle ne puisse pleinement s’investir dans ses missions. Lorsqu’un poste se libère, les DRH veillent à garantir le principe d’égalité de traitement entre les candidatures féminines et masculines (l’anonymisation des candidatures peut être une solution pour qu’elles soient examinées en toute impartialité par les managers).

Comme l’explique Olivier Gélis, Directeur Général de Robert Half : « L’égalité hommes-femmes est encore un vrai défi, notamment pour certaines fonctions qui souffrent toujours de stéréotypes. On trouve ainsi majoritairement des hommes à la tête des directions financières, et quasiment exclusivement des femmes dans les fonctions d’assistanat. Ce phénomène résulte d’un conservatisme culturel persistant, qui commence dès la formation. La promotion de l’égalité hommes-femmes doit intervenir dès la scolarité et se poursuive dans l’entreprise. Rappelons que le seul critère professionnel de différenciation valable est la compétence ».

1 & 2 Source : Etude réalisée en juin 2013, en France,  par un institut de sondage indépendant pour Robert Half, auprès de 200 Directeurs/Responsables des Ressources Humaines
3 Source : Insee 2010