A l’approche de la Journée internationale de la femme, et peu de temps après l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, Regus s’est penché sur la place des femmes dans les entreprises. Le plus grand fournisseur d’espaces de travail flexibles a sondé l’opinion de plus de 20 000 chefs d’entreprise et cadres supérieurs dans 95 pays, sur leur perception quant aux femmes qui reprennent le travail suite à un congé maternité. Selon 68% des sondés français, de plus en plus de femmes demandent à travailler à mi-temps à leur retour, d’où l’importance pour 76% d’entre eux de proposer des horaires flexibles pour faciliter leur retour à la vie professionnelle ; d’autant qu’un tiers des répondants s’accorde sur le fait que les jeunes mamans sont de vrais atouts pour les équipes.

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« A l’heure actuelle, les entreprises n’hésitent pas à valoriser les mères actives, mais lorsqu’elles reviennent de congé maternité, elles découvrent souvent que trouver l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle peut être très compliqué, si ce n’est impossible. Il n’est donc pas surprenant que de plus en plus de mères demandent à travailler de façon flexible. Qu’il s’agisse d’horaires de travail aménagés, de la possibilité de travailler plus près de chez soi, ou de pouvoir réaliser des rendez-vous à distance plutôt que des voyages d’affaires, ces changements stimulants sont essentiels pour aider plus de femmes à revenir à l’emploi et moderniser le monde du travail. D’où l’importance de disposer de structures permettant de déployer ces changements facilement et de manière pérenne », explique Celia Donne, Global Operations Director au sein de Regus.

 

Les jeunes mères reprenant le travail sont des atouts RH

L’enquête montre que les mentalités évoluent, malgré un décalage entre l’Hexagone et le reste du monde.

Au niveau mondial, 80% des sondés affirment que les entreprises qui n’embauchent pas de femmes revenant de congé maternité passent à côté d’opportunités. Bien qu’importante, cette part descend à 69 % pour les entreprises françaises. Loin de revenir avec un carnet d’adresses obsolète et une mémoire rouillée, les mères de famille actives apportent des compétences et une expertise précieuse selon 64% des entreprises dans le monde, mais seulement 33 % en France. Les enjeux du projet de loi sur l’égalité professionnelle sont ainsi multiples pour faire évoluer pratiques et perceptions.

« Alors que des rapports révèlent que la non-participation des femmes à l’économie coûte jusqu’à 27 % de leur PIB par habitant à certains pays1 et que les entreprises dont le conseil d’administration compte davantage de femmes sont plus rentables2, il est grand temps que les entreprises s’intéressent à l’adaptation des pratiques professionnelles aux besoins des mères actives », conclut Celia Donne, Global Operations Director au sein de Regus.

Dans cette lignée, un point important est à retenir : au niveau de la représentativité des femmes aux postes stratégiques, la France se positionne au-dessus de la moyenne internationale. En effet, 77% des entreprises déclarent avoir nommé au moins une femme au comité de direction, alors que la moyenne globale est de 65%. Pour conclure, plus de la moitié des entreprises dans le monde considèrent que l’embauche de mères actives est un facteur de réussite important.

 

La mise en place de mesures spécifiques est donc bénéfique

Afin de pouvoir aménager l’emploi du temps des femmes qui reviennent de congé maternité, la mise en place d’horaires flexibles est la mesure qui fait l’unanimité au sein des répondants. Ils sont 76% des cadres français à le penser, et la proportion atteint même 85% au niveau international.

Parmi les autres aménagements évoqués figurent la possibilité de travailler près de chez soi (56% à l’international et 49% en France), l’accès proche à une crèche (48% à l’international et 71% en France), la faculté de choisir entre vidéoconférences et déplacements professionnels (35% à l’international et 37% en France), le travail à mi-temps (33% à l’international et 27% en France), le partage de poste (16% à l’international et 15% en France).

Ces propositions pour inciter les mères à revenir à l’emploi sont en phase avec les observations générales : il apparait que la majorité des femmes demandent à aménager leurs horaires pour travailler à mi-temps à leur retour de congé maternité, dans 70% des cas au niveau mondial (68% en France).

1 – FMI, Women, Work and the Economy, septembre 2013

2- The Financial Times, Research shows profitable companies have more women on the board, 25juillet 2013

 

Méthodologie :

Plus de 20 000 professionnels issus de 95 pays ont été interrogés en septembre 2013. Ces personnes interrogées sont issues de la base de données de contacts de Regus à l’échelle mondiale. Elle compte plus d’un million de travailleurs actifs, dont la vaste majorité est représentée par des membres de la haute direction et des patrons d’entreprise. Les chiffres de cette étude résultent de questions portant sur les mères actives. L’étude a été menée et gérée par l’organisme indépendant MindMetre (www.mindmetre.com).