Neuilly-sur-Seine, le 6 mars 2014 – La tendance la plus marquante de la dernière vague du baromètre Banque Michael Page1 est l’apparition d’un regain de confiance des cadres dans l’évolution du marché de l’emploi dans le secteur bancaire. En effet, en janvier 2014, ils sont 55% à se déclarer confiants, contre 46% lors de la précédente enquête². Les cadres des fonctions commercialesapparaissent comme les plus optimistes quant aux perspectives que leur offre le secteur : 59% se disentconfiants ou très confiants, contre 36% pour les cadres des fonctions support.

 

Par ailleurs, en ce début d’année et en comparaison avec 2013, près d’un cadre sur deux se considère tout aussi motivé, 26% d’entre eux s’estimant même davantage motivés pour l’année à venir.

 

« Malgré ces perspectives plutôt positives, nous restons malgré tout sur un sentiment relativement mitigé des cadres à l’égard du marché de l’emploi. Il est vrai que beaucoup d’incertitudes demeurent concernant, d’une part, la santé économique du pays et de la zone euro et, d’autre part, les évolutions réglementaires du secteur », commente Anne-Sophie Luçon, Manager Executif Senior de Michael Page Banque & Assurance. « En conséquence, les établissements restent prudents dans leurs recrutements, les rémunérations proposées et les prévisions d’augmentation. A la décharge des moins optimistes, je rappelle que 58% des cadres n’ont pas connu d’augmentation en 2013 alors qu’ils n’étaient que 30% à prévoir un gel de leur rémunération et de leur bonus. Ces déceptions expliquent que la rémunération reste leur premier critère de motivation pour changer de poste. »

 

La rémunération, 1er facteur de choix d’un poste

 

En effet, entre les deux dernières enquêtes, le pourcentage de cadres plaçant la rémunération en tête de leurs critères en vue d’un changement de poste n’a pas varié (80%). La prééminence de ce critère est significativement plus marquée chez les cadres occupant une fonction commerciale (84%) que chez les cadres des fonctions support (72%). On observe également que les moins de 40 ans privilégient davantage la dimension pécuniaire (88%) que les plus de 40 ans (68%).

 

Après la rémunération, le deuxième facteur le plus cité est « la mission et les responsabilités liées au poste » qui progresse de 9 points par rapport à l’enquête de janvier 2013³. Les perspectives d’évolution offertes par le poste arrivent en troisième position, avec 55% de citations (en hausse de 4 points par rapport à janvier 2013).

 

Notons que « la qualité des interlocuteurs rencontrés » au cours du processus de recrutement revêt une plus grande importance pour les cadres âgés de 40 à 50 ans : dans cette population, le critère recueille 23% des citations, contre 13% pour l’ensemble de l’échantillon. L’image et la notoriété de l’entreprise, bien que peu déterminantes (13% des citations), sont une fois encore davantage citées par les fonctions commerciales (17%) que par les fonctions support (4%).

 

 

En tête des attentes pour 2014 : une augmentation

 

Sans surprise, en tête des attentes pour 2014, les cadres sont 29% à aspirer à une augmentation en 2014, même si on note des variations fortes selon les classes d’âge puisqu’ils sont 46% chez les 20-30 ans, contre 10% chez les seniors (50 ans et plus).

 

Mais, au global, ils sont tout aussi nombreux à espérer un changement de poste dans une nouvelle structure (28%) ou une évolution (25%).

 

« Là encore, le sentiment qui domine est la prudence. Les cadres sont en majorité prêts à changer de poste ou d’entreprise, pour mieux. Le contexte ne les incite pas à prendre des risques. Si la rémunération reste le moteur de leur mobilité, je note avec intérêt, dans l’enquête et dans les entretiens avec les candidats, une montée des préoccupations qualitatives et affinitaires, notamment chez les plus expérimentés », conclut Anne-Sophie Luçon.

 

 

1 Enquête menée en ligne du 7 au 21 janvier 2014 auprès de cadres du secteur bancaire. 289 réponses. 64% des répondants occupaient des fonctions commerciales et 32% des fonctions support. L’échantillon couvre les principaux métiers de la banque et tous les types d’établissement (banque de réseau, banque privée, banque de financement et d’investissement, établissement de financement spécialisé et autres établissements financiers).

² Enquête menée en ligne du 23 avril au 10 mai 2013 auprès de cadres du secteur bancaire. 418 réponses. 73% des répondants occupaient des fonctions commerciales et 27% des fonctions support.

³ Enquête menée en ligne du 16 janvier au 1er février 2013 auprès de cadres du secteur bancaire. 230 réponses. 69% des répondants occupaient des fonctions commerciales et 31% des fonctions support.