Le syndicat professionnel des cabinets de conseil en recrutement dévoile les résultats de l’étude exclusive Ifop* sur le regard des décideurs Achats et des DRH sur l’externalisation des processus de recrutement. Les acheteurs reconnaissent aux cabinets leur professionnalisme et leur réactivité mais réduisent le spectre de leurs besoins.
 
Le manque de temps, raison de l’externalisation pour 34% des DRH
En moyenne, chacune des entreprises interrogées a confié à des prestataires extérieurs 3 recrutements de cadres en 2011. Principales raisons évoquées à cette externalisation : la trop grande spécificité du profil recherché (41%) et l’absence de candidats internes correspondant au poste (39%). « De plus en plus, l’externalisation est nécessaire pour les postes requérant des compétences particulières et que nous n’avons ni en interne, ni dans notre vivier », confirme Carole Flament, responsable Achats du pôle Prestations Intellectuelles du groupe La Poste.

« Avec la crise, les entreprises se sont organisées pour répondre en interne à leurs besoins de recrutement. Mais pour les profils spécifiques et rares, recourir à un prestataire extérieur reste une nécessité. Nous avons avec les cabinets conseil en recrutement une relation qui évolue vers des mission plus ponctuelles mais nécessitant une plus grande expertise », analyse Charles Lecerf, DRH France de Rockwool.

Surtout, les entreprises reconnaissent, à 34% (+ 13 points par rapport à 2010) que c’est par manque de temps qu’elles ont eu recours à un prestataire extérieur. « Nos clients savent qu’ils peuvent compter sur notre réactivité et notre capacité à leur apporter rapidement les bons conseils en amont et l’accompagnement en aval », analyse Pierre-Emmanuel Dupil, administrateur de Syntec et responsable de la commission Études et Prospective.

Réactivité, expertise et déontologie
Les principaux critères de sélection du prestataire sont la rapidité et la réactivité (97%) ainsi que le coût de la prestation (93%). « Pour beaucoup de responsables achats, le recours à un cabinet conseil représente un surcoût difficile à justifier en période de crise économique. Pourtant, un recrutement bâclé ou en dehors de toute réflexion stratégique coûte, au final, beaucoup plus cher à l’entreprise », analyse Jean-Paul Brette, président de Syntec Conseil en Recrutement.

« Il est certain que désormais, les cabinets jouent les pompiers du recrutement car nous les sollicitons au dernier moment. C’est pourquoi ils doivent être très spécialisés dans un secteur pour pouvoir être réactifs », reconnaît Charles Lecerf.

L’expertise du prestataire dans le secteur d’activité (89%) et le respect du code de déontologie (89%) sont les 3ème et 4ème critères les plus importants au moment de la sélection du prestataire. « Nous regardons avec attention les labels, les CV et la démarche qualité de nos prestataires. Ce sont des critères importants car ils sécurisent notre démarche et nous garantissent une prestation de qualité en amont comme en aval du processus de recrutement », estime Carole Flament.

* Étude Ifop réalisée sur la base d’interviews auprès de 252 responsables des Ressources humaines et de 150 responsables Achats d’entreprises de plus de 100 salariés, entre le 18 et le 22 juin 2012.