nette dégradation… mais la situation devrait s’améliorer

EN SYNTHESE…

    En avril 2013, moins d’un an après l’obtention de leur diplôme, la proportion de jeunes de niveau Bac+4 et plus qui sont en poste a chuté de 7 points par rapport à la promotion précédente. Elle s’établit à 64%. Leur durée moyenne de recherche pour accéder au 1er emploi s’établit à 2 mois. La durée médiane1 quant à elle est de 1 mois pour cette même promotion, inchangée par rapport à la promotion précédente.

    Pour Jean-Marie Marx, Directeur Général de l’Apec : « Notre enquête annuelle réalisée au printemps 2013 montre que la situation des jeunes diplômés s’est nettement dégradée pour la promotion 2012, toutes filières et tous niveaux de diplômes confondus. Mais dans un contexte économique en légère amélioration, l’accès des jeunes diplômés au premier emploi pourrait être meilleur dans les prochains mois. Ainsi, les entreprises interrogées dans le cadre de notre baromètre trimestriel de recrutement cadre comptent davantage se tourner vers les débutants : parmi celles qui envisagent de recruter au moins un cadre au cours du dernier trimestre 2013, 45% prévoient d’embaucher des jeunes diplômés, contre 35% à la même période il y a un an et 39% au printemps dernier. Un signal encourageant non seulement pour la promotion 2012, mais aussi pour celle de 2013 qui arrive sur le marché ».

    Parmi les jeunes diplômés de niveau Bac+4 et plus, les ingénieurs sont les plus nombreux à être en poste au moment de l’enquête. Ainsi, ils sont 70% contre 80% pour la promotion arrivée sur le marché en 2012. Cette proportion a régressé de 6 points par rapport à la promotion de l’an dernier pour les jeunes diplômés des écoles de commerce et de gestion, et est égale à 66%. Enfin, 62% des diplômés de l’Université sont en emploi au moment de l’enquête, en baisse de 7 points.

    De plus, les jeunes ne sont pas tous logés à la même enseigne selon leur niveau de diplôme. Seulement 61% des jeunes de niveau Bac+4 sont en poste. Ce sont les jeunes de niveau Bac+3 et Bac+6 qui sont le plus fréquemment en poste. Enfin, le pourcentage de Bac+5 en emploi accuse une chute de 9 points par rapport à la promotion précédente : ils ont été les plus affectés par la crise.

    Les taux d’emploi des diplômés des disciplines médicales et celles à fort contenu scientifique sont les plus élevés. Les moins bien lotis sont les jeunes issus des filières Droit économie et Langues : ils sont respectivement 54% et 52% à être en poste au moment de l’enquête.

    Les fonctions Etudes, recherche et développement et Gestion, finance et administration sont les fonctions les plus fréquemment occupées par les jeunes diplômés de niveau Bac+4 et plus faisant leurs premiers pas dans leur vie professionnelle. A noter par ailleurs que, parmi ceux qui avaient un projet, plus des trois quarts des jeunes en poste occupent la fonction qu’ils souhaitaient à l’issue de leurs études.

    La dégradation de l’insertion a des effets sur les conditions d’emploi de l’ensemble des jeunes diplômés. Ainsi, la part des jeunes de niveau Bac+4 et plus, ayant obtenu un CDI, est passé de 56% pour la promotion précédente, à 51%. Ceux ayant le statut cadre est passé de 63% à 60%, mais cette proportion est moindre pour les Bac+3 qui ne sont que 8%. Enfin, le salaire médian des Bac+4 et plus s’établit à 28 800 contre 28 600 euros bruts par an pour la promotion précédente.

    A NOTER : Cette année, l’Apec propose dans son enquête quantitative un éclairage sur les activités hors cursus. Aussi, le regard croisé qualitatif complémentaire porte sur : « Les jeunes diplômés handicapés face à l’insertion professionnelle ». Ces deux études sont disponibles sur demande au service de presse.